Discrètement mais sans jamais faillir l’US Navy demeure omniprésente en zone Asie-Pacifique. Et actuellement c’est l’USS Nimitz et ses aéronefs embarqués qui patrouillent sur une des régions fréquemment revendiquées par Pékin : la Mer de Chine Méridionale. Une manière comme une autre pour l’administration Biden de ne jamais baisser les bras tout en évitant soigneusement de titiller de trop près l’adversaire. On remarquera que le plus vieux porte-avions américain actuellement en dotation demeure un outil efficace de la diplomatie de Washington DC.

Avec des pays comme l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, et surtout Taïwan cette Mer de Chine Méridionale est un des points les plus chauds du globe. Chacun à sa manière défie le régime de Pékin et lui refuse sa volonté d’hégémonie. On comprend mieux alors pourquoi les navires de guerre américains y patrouillent, veillant bien à demeurer dans les eaux internationales ou exceptionnellement dans celles des pays alliés. C’est d’autant plus important quand le bâtiment en question est un porte-avions comme l’USS Nimitz.

Le cauchemar des radars ennemis.

À son bord un peu plus de quatre-vingt-dix avions et hélicoptères. Les Boeing F/A-18E/F Super Hornet des escadrilles VFA-22 Fighting Redcock, VFA-94 Mighty Shrikes, VFA-137 Kestrels, et VFA-146 Blue Diamonds ainsi que les Boeing EA-18G Growler de l’escadrille VAQ-139 Cougars représentent les plus grosses menaces pour les forces navales et aéronavales chinoises. À leurs côtés les Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye de l’escadrille VAW-116 Sun Kings surveillent les eaux et le ciel aux abords immédiats du porte-avions et des navires d’accompagnement. Les Sikorsky MH-60R Seahawk et MH-60S Knighthawk de respectivement les escadrilles HSM-73 Black Cats et HSC-6 Indians assurent la protection contre les menaces sous et en surface tout en protégeant les équipages lors des phases d’appontages et de catapultages.
Enfin les Grumman C-2A(R) Greyhound de l’escadrille VRC-30 Providers assurent le soutien logistique et les évacuations sanitaires du bord.

F/A-18E Super Hornet configuré en « nounou », pour le ravitaillement en vol.

Des hélicoptères Sikorsky MH-60R Seahawk et MH-60S Knighthawk en provenance du croiseur lance-missiles USS Bunker Hill et des destroyers lance-missiles USS Chung-Hoon, USS Decatur, USS Paul Hamilton, et USS Wayne E. Meyer peuvent également participer aux opérations aéronavales. Ces cinq puissants navires de guerre assurent également la protection rapprochée de l’USS Nimitz. Un sous-marin nucléaire d’attaque, dont l’identité demeure classifiée par le Pentagone, joue lui les gardes du corps depuis les profondeurs marines.

Le pont d’envol de l’USS Nimitz ressemble à une ruche où chacun connait son rôle.

Et pour Pékin tout ce petit monde représente une grosse épine dans le pied. Car l’US Navy permet ainsi par ses navires et ses aéronefs de garantir une forme de paix relativement durable dans la région. Les chasseurs embarqués peuvent par exemple rapidement rejoindre l’espace aérien taïwanais et appuyer ainsi sa défense aux côtés des avions de la Republic Of China Air Force.
C’est donc tout autant une posture dissuasive que mènent les marins américains dans la zone qu’une mission hautement diplomatique auprès de leurs alliés.

Photos © US Navy.

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2 COMMENTAIRES

  1. Oui, très belle livrée. L’US Navy « rivalise » d’imagination sur ses livrées à « haute visibilité » pour les unités de FA-18 E/F et « Growlers ». On les retrouve même, parfois, sur le simulateur « DCS » (amusant).
    Très bon choix de photographie !

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