Deux Mitsubishi SH-60K Seahawk s’abîment en Mer des Philippines.

Les chances de retrouver des survivants s’amenuisent d’heures en heures. Deux hélicoptères de lutte anti-sous-marine Mitsubishi SH-60K Seahawk se sont percutés lors d’un exercice en Mer des Philippines ce samedi 20 avril 2024 en début de nuit. Sur les huit personnels se trouvant dans les deux appareils de la Kaijō Jieitai au moment du drame un corps a déjà été repêché, ainsi que divers éléments mécaniques et structurels. D’ores et déjà les autorités japonaises excluent l’origine météorologique dans l’accident.

Il était 22 heures 38 au Japon quand le contact avec les deux hélicoptères a été perdu hier, soit 15 heures 38 en France et 9 heures 38 au Québec. Et un peu plus de 24 heures après les faits sept dépouilles manquent encore à l’appel tandis qu’un important dispositif aéronavale cerne l’archipel Izu en Mer des Philippines où le drame a eu lieu. Même s’il n’y a aucune certitude absolue sur l’origine de la perte de ces deux hélicoptères il est désormais quasi évident que l’un d’entre eux est entré en collision avec le second. Chacun accueillait quatre membres d’équipage dans le cadre d’un exercice nocturne de lutte anti-sous-marine.

Actuellement deux Kawasaki P-1A, un Lockheed P-3J Orion, et un Learjet U-36A se relaient au-dessus la zone où ont été repêché les éléments des deux hélicoptères ainsi que les cadavre de l’un des militaires nippons. Des hélicoptères de sauvetages quadrillent également la zone ainsi que des navires. Outre la Kaijō Jieitai, aussi connue comme Japan Maritime Self Defence Force, la Kaijō Hoan-chō apporte ses compétences et savoir-faire. Il s’agit de la garde côtière nippone. Au total c’est près d’un millier de marins et de gardes côtes qui s’activent pour retrouver les sept corps manquants. À vrai dire les autorités japonaise ne croient plus retrouver de survivant. Surtout ils craignent de ne pas forcément retrouver les dépouilles, les eaux bordant l’archipel Izu étaient réputées infestées de requins. Par contre les débris retrouvés dès les premières heures après le drame devraient permettre d’élucider le mystère autour de l’accident. Les enregistreurs de vol ont notamment été récupéré ce dimanche 21 avril 2024 au matin.

Rappelons que le Mitsubishi SH-60 Seahawk est une version japonaise de l’hélicoptère américain éponyme construit par Sikorsky. La version Kilo est spécialisée dans la traque et la destruction des sous-marins ennemis, particulièrement chinois, nord-coréens, ou russes. Le dernier incident sur un appareil de ce genre remonte à décembre dernier et concernait un avarie au niveau du rotor anticouple. L’hélicoptère avait alors pu se poser en urgence, ses quatre membres d’équipage s’en sortant sans la moindre égratignure. Il en est donc très différemment aujourd’hui avec les SH-60K codés 8416 et 8443.

Photos © Kaijō Jieitai.

PARTAGER
ARTICLE ÉDITÉ PAR
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
articles sur les mêmes thématiques
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sondage

Lequel de ces avions symbolise le mieux pour vous le 90ème anniversaire de l'Armée de l'Air et de l'Espace ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...
Dernier appareil publié

Blériot XI

Tout comme le chemin de fer avant elle ou l’automobile à la même époque l’aviation a su marquer son temps, d’abord au siècle dernier puis

Lire la suite...