[Poisson d’avril révélé] L’OACI vote la fin des sanitaires à bord des avions de lignes monocouloirs.

Jusqu’où ira la quête de rentabilité dans l’aviation commerciale contemporaine ? Ce vendredi 29 mars 2024 l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale a annoncé que désormais seuls les compagnies aériennes qui le souhaiteront pourront faire installer dans leurs avions de ligne monocouloirs des espaces WC. Pour l’OACI il s’agit autant de répondre à une demande de certains transporteurs que de tenter de réduire encore un peu plus l’empreinte carbone des avions. Pas sûr que cela soit du goût de tous les passagers.

Airbus A220, A320 Neo, A321 Neo, mais aussi Boeing 737 Max ou encore Comac C919 et Irkut MC-21 tous les avions de ligne monocouloirs sont concernés par cette décision ô combien discutable. Car les sanitaires font parties de l’aviation commerciale depuis ses débuts. Ils sont apparus sur les premiers avions dans les années 1930 et n’ont jamais cessé d’exister. Bien sûr que pour la majorité des passagers nous pouvons nous « retenir » d’aller uriner (voire plus) sur un vol Paris-Nice, Montréal-New York, ou encore Bruxelles-Copenhague. Mais cela devient très contraignant pour les parents avec des enfants en bas âge, pour les personnes âgées, ou encore pour les passagers atteints de certains maladies chroniques.

Selon la majorité des experts qui se sont penchés sur la question la disparition d’un cabinet sanitaire sur un Airbus A320 Neo ou sur un Boeing 737 Max 9 devrait permettre de réduire l’empreinte carbone de respectivement 10 et 8% par avion. Cela peut sembler peu mais pour nombre d’activistes et de militants écologistes c’est une victoire car cela pourrait faire changer les mentalités et forcer plus de passagers à préférer le rail à l’air pour les courtes et moyennes distances. Évidemment qu’un Eurostar entre Paris et Londres sera plus confortable avec des WC qu’un avion monocouloir sur la même desserte sans. Il en sera de même avec un ICE reliant Paris à Munich. Par contre désolé mais sur un Dublin-Lyon ou un Athènes-Liège je ne vois pas comment le train pourrait prendre le relais.

Donc une fois encore il semble bien que la quête de la rentabilité maximale, même repeinte aux couleurs du greenwashing, ne passe pas. Ça avait déjà commencé avec la fin des bons repas à bord, désormais plus de possibilité pour les petites et grosses commissions, on se demande ce que sera la prochaine décision ubuesque des experts aéronautiques civils ?

Affaire à suivre.

Photo © Airbus

NDLR : Il est un peu plus de 20 heures (heure de Paris) et nous révélons évidemment ce poisson d’avril. Merci à toutes et tous.

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ARTICLE ÉDITÉ PAR
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

13 réponses

  1. En attendant ils viennent de valider la mise en place d’aquariums en soute pour le transport de poissons sur Airbus A 321 neo

  2. Bonjour Arnaud, Gaëtan, Marcel et passionnés.
    Ryanair a proposé de fabriquer des sièges-pieds pour les vols court-courriers….
    Empoisonnement d’avril ou prémonition… ?

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