C’est une opération aérienne conjointe menée afin de réduire les capacités opérationnelles de l’organisation terroriste État Islamique. Ce samedi 3 janvier 2026 en fin d’après-midi l’Armée de l’Air et de l’Espace et la Royal Air Force ont réalisé ensemble un raid aérien contre des positions de Daech dans le centre de la Syrie. Dotés de munitions guidées les Dassault Aviation Rafale B/C français et les Eurofighter Typhoon FGR.4 britanniques avaient pour cibles des caches d’armes et un poste de commandement enfouis sous terre. Aucun avion allié n’a été perdu dans l’opération.
La mission de frappe menée hier est le résultat d’intenses actions de renseignement entre Britanniques et Français afin de localiser les caches d’armes et les infrastructures de commandement de l’organisation terroriste. Les avions de combat ont décollé chacun depuis leurs bases déployées respectives : les Rafale B/C français à partir de la Jordanie et les Typhoon FGR.4 de Chypre. Ils ont ensuite convergé vers leur zone de bombardement. Les avions français emportaient des A2SM (armement air-sol modulaire) à guidage inertiel GPS tandis que les appareils britanniques étaient armés de Paveway IV à guidage laser. Dans les deux cas il s’agit d’armes réputés fiables et très précise d’une masse avoisinant les 250 kilogrammes.
Accompagnés d’avions ravitailleurs Airbus Military A330 MRTT, appelés Phénix dans l’Armée de l’Air et de l’Espace et Voyager dans la Royal Air Force, les avions de combat ont frappé une région montagneuse à quelques dizaines de kilomètres au nord de la ville antique de Palmyre. Selon le renseignement britannique la zone avait été déserté par les populations civiles depuis plusieurs années, lasses d’être rançonnées par les djihadistes de l’organisation État Islamique ; c’est à dire Daech. Toujours selon le même renseignement britannique le raid franco-britannique n’aurai pas tué de civil, les seuls victimes au sol étant des combattants djihadistes. Plusieurs sources indiquent que parmi les stocks d’armes se trouvaient sans doute des armes chimiques et/ou bactériologiques. La présence d’un poste de commandement indique donc la nature hautement sensible pour les terroristes de cette zone. Il semble que toutes les munitions tirées par l’Armée de l’Air et de l’Espace et par la Royal Air Force aient fait coup au but. Londres et Paris se sont félicitées de cette action de guerre contre un ennemi qui met en péril depuis plus de dix ans la stabilité et la sécurité au Proche-Orient mais aussi en Europe.
Aucune réaction diplomatique négative n’ayant émanée de Damas il est fort possible que le nouveau régime syrien ait été averti à l’avance du raid franco-britannique. On remarquera une fois encore les interactions impeccables entre les aviations des deux pays. Rafale et Typhoon sont totalement interopérables, notamment dans ce genre de missions air-sol.
Photo © Armée de l’Air et l’Espace.
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2 réponses
Un seul mot: Bravo !
On ne peut qu’applaudir l’action contre ce groupe djihadiste qui a encore une capacité de nuisance.
Par contre, je reste toujours dubitatif sur les affirmations du résultat de la frappe. Surtout si c’est enfoui sous terre.
La destruction de munitions, c’est en principe assez simple de vérifier si c’est le cas. Les pertes civiles ou militaires, par contre, c’est un peu plus compliqué.