Impressionnant accident d’un CRJ-900 canadien à New York.

Bien que porteur des marquages d’Air Canada Express l’avion de ligne appartient à la compagnie régionale Jazz Aviation. Ce dimanche 22 mars 2026 au soir un Bombardier CRJ-900 avec 76 passagers et membres d’équipage a heurté sur le taxiway de l’aéroport de New York La Guardia un véhicule de lutte contre l’incendie. L’accident d’une rare violence a causé la mort de deux membres d’équipage et blessé 39 personnes parmi les occupants de l’appareil et les soldats du feu. Les agents fédéraux du National Transport Safety Board ont été saisi des investigations.

Il était 23 heures 37, heure de la côte est des États-Unis, ce dimanche soir quand le vol AC8646 s’est posé sur l’aéroport de New York La Guardia. Il arrivait de Montréal au Canada avec soixante-douze passagers et quatre membres d’équipage à son bord. L’atterrissage s’est déroulé sans aucune difficulté. Sous les ordres du contrôle aérien le commandant de bord a commencé à faire circuler son avion de ligne à travers les taxiways à destination du débarquement des passagers.

Dans le même temps un Boeing 737 Max 8 de la compagnie United Airlines a avorté à deux reprises son décollage à destination de Chicago. À bord du vol UA2384 une forte odeur se faisait ressentir et le commandant de bord en a avisé la tour de contrôle qui a pris la décision d’envoyer en urgence les services de secours. Également sous les ordres des contrôleurs les soldats du feu traversaient les taxiways en direction du 737 Max 8 à bord de leurs camions.

Et c’est là que le drame est survenu. Alors que le Bombardier CRJ-900 d’Air Canada Express était au roulage à une vitesse annoncée par le NTSB de 211 kilomètres heures il a heurté de plein fouet le véhicule mousse poudre. Le nez de l’avion et le poste de pilotage sont venus s’écraser contre le flanc du camion de pompiers. Ce dernier a littéralement valdingué à plusieurs mètres alors qu’il pèse près de trente tonnes. Sous le choc de l’impact l’avion de ligne s’est cabré sur l’arrière.

À bord de l’avion les deux pilotes ont été tué sur le coup tandis que les deux personnelles navigantes commerciales ont été projetées violemment vers l’arrière de la cabine. Elles sont toutes deux polytraumatisées et leurs pronostics vitaux ont été engagés. Trente cinq passagers ont été blessés plus ou moins grièvement, nécessitant une hospitalisation en urgence. Deux des pompiers du camion impacté ont également été pris en charge par les secours de secours et souffrent de multiples traumatismes.
Les deux PNC, deux passagers, et un pompier ont d’ailleurs été évacués à bord d’hélicoptères médicalisés vers les principaux hôpitaux de New York.

Les pistes de l’aéroport étant restées fermées plusieurs heures afin de permettre aux équipes de secours d’intervenir correctement le trafic aérien de La Guardia a été en grande partie reporté sur JFK, l’autre aéroport new-yorkais. Les autorités canadiennes ont indiquées à leurs homologues américaines participer au plus près à l’enquête.
L’accident de ce vol AC8646 est le plus grave qu’un avion d’Air Canada ait connu au 21ème siècle. Ce transporteur est réputé pour être un des plus sûrs au monde.

Les enquêteurs sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Sur l’avion en lui-même on sait qu’il s’agissait d’un Bombardier CRJ-900 construit sous le numéro de série 15052 dont le premier vol remonte au second semestre 2005. Il opérait pour le compte d’Air Canada Express sous l’immatriculation C-GNJZ. Il s’agit là de son premier accident majeur. On ignore à ce stade si l’avion sera réparable ou s’il sera déconstruit à l’issue des investigations du NTSB.

Cet accident rappelle l’importance de conserver sa ceinture bien attachée même quand l’avion est au roulage sur le taxiway. La preuve en est le CRJ-900 impliqué roulait plus vite que la plupart des automobiles existant actuellement.
Les premiers éléments communiqués par les autorités américains semblent s’orienter vers une défaillance humaine, de la part des contrôleurs de la tour de La Guardia. L’étude des boites noires en dira sans doute plus.

Affaire à suivre.

Photos © Associated Press

 


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

25 réponses

  1. La vitesse sur un taxiway (211 km/h) me semble bien élevée… et ce même s’il sortait de la piste principale… En principe la vitesse doit être contrôlée (maitrisée) pour permettre un arrêt d’urgence immédiat…. Mais là , à cette vitesse, j’ai un doute !

  2. Salut Arnaud et les Passionnés,
    Visiblement l’avion ne roule pas sur un taxiway mais toujours sur la piste principale en phase de décélération, d’où cette vitesse encore conséquente; 211 km/h sur un taxiway, c’est le retrait de licence de pilote assuré ou tout du moins la suspension…!
    Vu la « gueule » du cockpit, je doute que le Bombardier soit réparable ou alors pour un musée, mais il pourra servir au moins de pièces détachées…
    Malheureusement, ce sont 2 pilotes qui ne reviendront pas dans leur famille ce matin, par négligence humaine…juste dramatique.
    Aéronautiquement

    1. C’est marrant ces gens qui savent tout mieux que tout le monde. N’est-ce pas Rafaletiger ? J’écris taxiway à partir des infos fournies par le NTSB mais non toi tu récris l’article à ta convenance dans ce commentaire. Au risque de tromper les lectrices et lecteurs.
      Tu sais donc mieux que les experts du NTSB ou que moi qui me suis fadé pas moins de onze sources différentes.
      Mais bon tu es Rafaletiger c’est bien connu que tu as toujours raison et les autres tort. Tu devrais poser ta candidature comme expert au NTSB et au BEA.

      1. Salut Arnaud et les Passionnés,
        Visiblement je ne suis pas le seul sur le site à penser que l’avion était en phase de décélération et non en phase de roulage à 211km/h sur un taxiway …! Les images et les interviews des passagers sont plutôt claires et sans équivoque à ce sujet. Si les infos données par les autorités compétentes NTSB sont erronées ou mal retranscrites par les médias, ce ne serait pas la 1ère fois, et ce n’est pas de ma faute. Je n’ai fais que donner mon avis sur la base de la vision des ces images sans intention malveillante ou remise en cause de ton article; je n’ai aucune prétention et surtout pas celle de savoir mieux qu’un expert NTSB ou BEA. ou que toi, ou que tout le monde, par contre je me permet de donner mon avis de passionné d’aéronautique et d’apporter une plus-value informationnelle comme de nombreux passionnés sur ce site…si cela t’indispose, alors je m’esquiverai définitivement de ce site après mon récent retour d’hivernage…. Ce n’est pas mon souhait, je te respecte pour ton énorme travail et tes connaissances, mais je n’aime pas me faire rabrouer de cette façon comme un vulgaire lecteur de passage…après tant d’années de présence et d’apport à ce site.
        Aéronautiquement,

        1. Rafaletiger toujours plus fort que tout le monde… même plus fort que le NTSB. Tu redeviens imbuvable. Mais comme maintenant tu es « rédacteur » du site tu peux te le permettre tu es intouchable.
          Tu m’emmerdes. Mais je n’ai pas le choix je dois faire avec.

        2. Bonjour, je ne sais pas pourquoi je ne peux pas répondre au commentaire d’Arnaud mais comme je ne peux pas je mets mon commentaire ici.
          C’est mon premier commentaire sur le site, et je m’était créé un compte au cas où. Cependant je dois avoué être moi aussi très surpris de la vitesse de 211 km/h sur un taxiway au ROULAGE. Mais en ayant lu les autres commentaires, j’ai l’impression que pour une raison ou pour une autre, l’avion en phase d’atterrissage a dévié pour ensuite percuter le camion SUR le taxiway à une vitesse de 211 km/h. Mais il est très probable que je me trompe et je ne remets pas en cause le travail des enquêteurs du NTSB.
          Par contre je me vois obligé Arnaud de vous faire remarquer que, de mon point de vue, ce dernier commentaire est plus qu’inapproprié. Je me souviens d’un article où avec l’équipe d’avion légendaire, vous vous félicitiez d’une grande raréfaction des commentaires haineux sur ce site. Or le verbe « emmerder » est assez peu respectueux envers la personne à qui vous l’adressez. Vous demandez à tout le monde de rester dans le respect de chacun, et j’ai l’impression que c’est ici loin d’être le cas. J’en profite pour vous dire que je trouve aussi votre réaction à tous les commentaires interloqués peu respectueuse, on peut légitimement être étonner d’une vitesse de 211 km/h sur un taxiway alors qu’habituellement elle dépasse rarement 30 nœuds (~50 km/h de tête) et ce sans remettre en question le travaille des enquêteur de NTSB. En effet, la question de mon point de vue ici tourne plutôt atour d’une interrogation : si les enquêteur du NTSB n’ont pas fait d’erreur car ils n’ont pas pu en faire pas une aussi grosse, peut être est-ce vous qui avez mal compris ou interprété le rapport. Vous dites que vous n’êtes pas vrai journaliste, il est normal que dans de tel cas on se demande si vous avez pu faire une erreur. L’erreur est humain comme nous le montre de trop nombreux accidents dans l’aviation.
          J’espère ne pas vous braquer, ceci n’est que mon point de vue.
          Cordialement,
          Rafale_01.
          PS : toutes mes excuses d’avance pour les fautes d’orthographe.

        3. Le verbe emmerder ne vous était pas destiné, il l’est à Rafaletiger. Maintenant si vous attendez de moi des excuses, j’espère que vous saurez être patient. Très même, car je ne retire pas un seul mot de ce que je lui ai écrit.
          Ensuite votre commentaire n’engage que vous.

        4. Très bien Arnaud, je vois que tant que les commentaires sont là pour remettre en cause le travail du président Trump et son administration mais pas le vôtre vous êtes de la partie. Cependant vous réagissez assez mal aux personnes qui sous entendent sans même parfois le penser que vous auriez pu vous tromper. J’exige donc de vous de bien vouloir nous fournir le lien de l’article du NTSB pour que nous puissions en vérifier la véracité et nous faire un avis sur la qualité de votre rédaction.
          Rafale_01.

        5. D’une vous n’avez rien à exiger et de deux le NTSB ne fait pas d’article mais des rapports. De trois j’ai supprimé votre lien car il renvoyait vers un réseau social.
          Bonne nuit madame ou monsieur le troll.

        6. Ne cherchez pas votre réponse de ce matin Rafale_01 elle a été modérée. Vous vous doutez bien pourquoi.

  3. On peut légitimement se poser la question de la vitesse et se dire que quelque chose ne va pas soit sur la vitesse ou soit sur le lieu où le choc aéronef véhicule s’est produit.
    Un aéronef ne se déplace pas à 211km/h sur un taxiway. Ça, c’est une certitude.
    Dans ce cas, le problème ne serait pas la retranscription des sources, mais là où les sources elles-mêmes.
    Un organisme officiel peut-il se tromper ou une coquille peut-elle se glisser dans un rapport ?

  4. « Les données du site de suivi Flightradar24 montrent également que l’avion a dévié vers la droite de l’axe central alors qu’il roulait sur la piste, juste avant le croisement avec la voie de circulation D, où la collision s’est produite. »

    Donc d’après ce que je comprends, la collision aurait eu lieu sur le taxiway mais à la jonction à e ce la piste où l’avion venait de se poser sur la piste, et celui-ci aurait dévié sur le bord de piste et percuté l’engin qui s’y trouvait.

    1. Ce serait une collision en phase d’atterrissage ?

      La déviation pour prendre le taxiway est problématique, parce que si la vitesse est réellement de 211 km/h, c’est trop rapide pour prendre un tournant et s’engager sur un taxiway.

      Si ce n’ est pas pour s’engager sur le taxiway, quel est le motif s’il y a eu déviation ?

      A n’en pas douter, les prochains jours devraient apporter des éclaircissements sur tous ces points.

    2. L’avion était clairement en phase d’atterrissage sur une piste principale lorsque le camion s’est engagé sur ladite piste par la gauche. Les pilotes ont sans doute eu le réflexe de tenter de l’éviter, mais la piste mouillée et la trop grande vitesse ne leur a laissé aucune chance. Les équipes canadienne et américaine d’enquête sont à pied d’œuvre, et leurs conclusions et recommandations permettront d’améliorer la sécurité à cet aéroport fort achalandé.

      1. Aux dernières nouvelles (27/03), l’avion était en fin d’atterrissage (et donc de décélération), d’où sa vitesse de 211km/h. On comprend mieux à présent… Le choc s’est produit à une intersection d’un taxiway, d’où la possible « erreur » du journaliste à l’origine de l’info et l’explication de NTSB….
        Arnaud vous n’y êtes pour rien…

  5. J’écris peu être une bêtise, mais n’y avait il pas eu des réductions d’effectifs au sein des contrôleurs aérien suite à l’électiondde Donald Trump et au passage d’Elon Musk au gouvernement us ? Les divers accidents des dernières années sur les aéroports américains ne pourraient ils pas y être imputés ?

    1. Votre remarque est, comme souvent dans votre cas Guig2000, totalement pertinente. Dans une Amérique trumpienne où les effectifs des contrôles aériens ont fondu comme neige au soleil depuis un peu plus d’un an il n’est pas surprenant que de tels accidents aient lieu. Espérons que c’est là le plus grave que les USA connaissent dans les prochaines années. Cependant j’en doute.

  6. À ce triste accident s’est ajouté une polémique linguistique. Le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau, a fait des condoléances publiques uniquement en anglais alors que l’un des deux pilotes décédés est un Québécois francophone. Aussi, nombre de personnes blessées dans l’accident sont des francophones. Pourtant, Air Canada est assujetti à la Loi sur les langues officielles et est tenu de communiquer dans les deux langues. Il n’en est pas à sa première bourde de ce genre. Malgré le fait que le siège social d’Air Canada soit à Montréal et qu’il y vit depuis une vingtaine d’années, il n’a jamais cru bon d’apprendre le français. Une motion de l’Assemblée nationale du Québec exige sa démission ou son congédiement. Nombre de ministre fédéraux, incluant le Premier ministre, sont également outrés par son attitude méprisante à l’égard des francophones. Plus de 1500 plaintes ont été déposées au Commissaire des langues officielles à ce jour et, malgré ses excuses (peu sincères), il est convoqué à s’expliquer devant une commission parlementaire fédérale. Rien à voir avec l’aéronautique, mais tout à voir quant au respect d’un transporteur national à l’égard de ses employés et clients francophones.

    1. RIP aux pilotes.
      Avec un nom de famille pareil, il devrait pourtant parler notre langue pour faire honneur à Jean-Jacques!
      Apparemment, il a fait valoir ses droits à la retraite.
      Bravo à vous les québécois, vous êtes de véritables défenseurs de la langue de Molière et de…Charlebois 🙂

      1. En effet, le Conseil d’administration d’Air Canada l’a poussé vers la retraite. Bon débarras ! En plus de son attitude méprisante à l’égard des francophones, la performance économique de l’entreprise n’a pas été mirobolante sous son règne. La maîtrise des deux langues officielles sera dorénavant un des critères d’embauche du nouveau PDG. Le français de Mark Carney est encore laborieux, mais au moins il fait des efforts.

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