Imaginez donc un défilé du 14 juillet sans la Patrouille de France, sans avion de ravitaillement en vol, sans avion de chasse, sans hélicoptère de combat ; ça serait tristounet et ce serait un véritable scandale dans tout le pays. C’est exactement ce que les Russes, et plus particulièrement les Moscovites, vivent en ce samedi 9 mai 2026 à l’occasion du traditionnel défilé de la Victoire. La décision en revient à un Vladimir Poutine désormais effrayé que l’Ukraine puisse envoyer ses drones de combat troubler cette journée de célébration… et de propagande. Au risque que sa population se rende vraiment compte de ce qui se passe à ses frontières occidentales.
Le défilé aérien du 9 mai c’est le grand barnum de l’aviation de combat russe. Vladimir Poutine y veille depuis qu’il dirige d’une main de fer le pays. C’est avant tout un outil de propagande en direction des partenaires de la Russie, de ses adversaires, et enfin en dernier lieu de la population. Aussi les avions de combat Sukhoi Su-35S Flanker-E et Su-57 Felon, les bombardiers Tu-160M Blackjack-B, ou encore les hélicoptères d’attaque Kamov Ka-52 Hokum-B étaient cette année particulièrement attendus. Et ce même s’ils ne brillent pas sur le théâtre d’opérations en Ukraine.
Sauf qu’il y a quelques jours le Kremlin a lapidairement fait savoir que cette année il n’y aurait aucun défilé aérien du 9 mai. C’est un séisme politique. Même au plus fort de la guerre froide, dans les années 1960, alors que la tension entre Américains et Soviétiques était à son paroxysme le défilé aérien de la Victoire était maintenu.
Volodymyr Zelensky ferait t-il plus peur aux dirigeants russes actuels que John Fitzgerald Kennedy ou Lyndon Johnson en leur temps aux secrétaires soviétiques ? Ça semble évident.
Poutine a peur. Tous les médias occidentaux, et une partie de la presse indépendante russe, en sont convaincus. Le dictateur craint plus que tout une attaque aérienne de drones de combat ukrainiens. Et auquel cas pourquoi pas que l’un d’entre eux vienne percuter un de ses précieux aéronefs. La logique aurait alors voulu qu’il annule tout bonnement le dit défilé, y compris au sol, ou bien qu’il le fasse à huis clos sans le moindre civil. Ce n’est pas le cas tout est maintenu, avec une présence mécanique également très réduite. En fait Poutine a peur mais n’en a rien à faire de la sécurité de ses concitoyens ou même de ses troupes à pieds. Ce sont ses joujoux qui l’importent.
La trouille n’a pas humanisé le tyran russe, il l’a juste rendu encore plus insondable.
Et pendant ce temps là les Russes, et en particulier les Moscovites, devront se contenter de troupes russes marchant au pas de l’oie. Pas l’ombre d’un avion, d’un hélico… et dans l’esprit des généraux du Kremlin d’un drone.
Finalement un défilé sans troisième dimension c’est franchement nul ! Pauvres Russes sur ce coup là…
Photo © OTAN
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