Sans eux c’est simple la France n’aurait pas d’aviation navale embarquée. Eux ce sont les personnels de pont d’envol, communément appelés les «chiens jaunes». Même s’ils ne pilotent aucun aéronef ils sont essentiels aux mouvement des avions et hélicoptères sur le Charles de Gaulle ou encore à bord des PHA, les Porte-Hélicoptères Amphibies. Leur école, l’EPPE, a discrètement fêté vendredi dernier son trentième anniversaire.
L’École du Personnel de Pont d’Envol, ou EPPE, est sise sur la Base d’Aéronautique Navale d’Hyères Le Palyvestre, dans le département du Var. Elle est donc à quelques kilomètres seulement de Toulon et de son immense arsenal, port base du Charles de Gaulle. C’est logique puisque le porte-avions est le plus gros utilisateur français de personnels de pont d’envol. Ce n’est pas le seul. On pense évidemment aux porte-hélicoptères amphibies comme le Dixmude et le Mistral mais il faut y ajouter tous les navires de guerre disposant d’une hélisurface.
Pendant dix semaines les matelots de la Marine Nationale, et dans certains cas les maistranciers, sont formés à la manœuvre sur pont d’envol. Cela va aussi bien du déplacement sur celui-ci que du travail logistique, de la sécurité, ou encore du secourisme. Bien plus que les pilotes de chasse sur leurs Rafale M ou que les équipages des E-2C Hawkeye et des NH-90 Caïman NFH les personnels de pont d’envol savent à quel point il faut se méfier des brins d’arrêts et du système de catapultage. Parmi les spécificités de la formation dans cette école d’application qu’est l’EPPE il y a l’obtention du permis de conduire TZ. C’est lui qui autorise les «chiens jaunes» à conduire les fameux tracteurs de pont d’envol et les véhicules d’intervention incendie du pont d’envol.

Outre les aéronefs embarqués de la Royale les élèves de l’EPPE apprennent également à travailler au contact des hélicoptères de l’Armée de l’Air et de l’Espace et ceux de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre. Il n’est en effet pas rare de croiser une Gazelle ou un Tigre sur un navire de la Marine Nationale. Les futurs personnels de pont d’envol doivent donc parfaitement les connaître eux aussi.

L’importance grandissante des «chiens jaunes» fait que le trentième anniversaire de leur école a forcément été un moment fort, ce vendredi 26 juin 2026. Une cérémonie qui s’est tenue sous un cagnard pas possible, le département du Var étant alors placé sous vigilance orange à la canicule. Totalement méconnu du grand public il est évident que le rôle des personnels de pont d’envol l’est (un peu) moins des aérophiles comme vous et moi. N’oublions jamais qu’à l’instar des mécanos, elles et ils sont des rouages essentiels de la chasse embarquée. Sans «chiens jaunes» pour le guider le pilote du Rafale M serait vite démuni.
Photos © Marine Nationale
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Une réponse
Bonjour à tous,
J’ai une question de néophyte :
Si je ne me trompe pas, les vêtements colorés portés par le personnel de pont sont un code afin de connaitre du premier coup d’œil la fonction de chacun. Une couleur pour les armuriers, une pour les pompiers, une pour les « guides » etc…
Le terme « chiens jaunes » s’applique-t-il à tout le personnel de pont, et pas seulement aux personnel habillé en jaune ?
Merci pour l’info.