Le Dassault Aviation Rafale F5 sera exporté en Inde !

L’information nous vient des médias spécialisés sur l’aéronautique et la défense en Inde. L’état-major de l’Indian Air Force a réitéré son intention de commander fermement cent quatorze Dassault Aviation Rafale l’année prochaine. Tous ne seront pas des Rafale F4 puisque New Delhi entend être le premier client étranger du futur Rafale F5. Il est ici question de vingt-quatre exemplaires.

L’entrevue en grandes pompes en le premier ministre indien Narendra Modi et le dictateur russe Vladimir Poutine ne change rien aux volontés indiennes de peser clairement dans le programme Rafale. C’est l’avion français et non ses concurrents, notamment russes, qui a gagné l’été dernier la compétition internationale MRFA. Le Sukhoi Su-35 Flanker-E a été battu à plate couture, et on sait aujourd’hui pourquoi. Et tout dans cette histoire est une affaire de petits chiffres.

L’Indian Air Force a fait le choix de commander quatre-vingt-dix Rafale F4 dont un certain nombre sera assemblé localement. Un transfert de technologie entre Dassault Aviation et l’industrie aéronautique locale est également à l’ordre du jour. Chacun désormais connait le sens indien du détail : les barres aux T et les points sur les I. Les vingt-quatre Rafale supplémentaires, afin d’atteindre les cent quatorze exemplaires du programme MRFA seront donc des Rafale F5. Rappelons que ce standard ultra évolué doit apparaitre en début de la décennie prochaine et devrait voir son prototype voler dans quelques mois, à l’horizon de l’été 2026. Parmi les capacités d’ores et déjà annoncé pour cet avion il y a la détection et l’accrochage en mode air-air des avions dits furtifs comme les Lockheed-Martin F-35 Lightning II et Sukhoi Su-57 Felon, voire même l’hypothétique Su-75 Checkmate. C’est là le rôle du radar RBE2-XG développé par Thales.
En outre l’Indian Air Force entend modifier au standard F4 ses trente-cinq avions en dotation. Ceux-ci volent actuellement comme Rafale F3/F3-R.

Cette clarification indienne autour des quatre-vingt-dix Rafale F4 et des vingt-quatre Rafale F5 est une très mauvaise nouvelle pour la Chine et le Pakistan. La superpuissance et son vassal n’ont eu de cesse depuis plusieurs mois d’inonder le web et les réseaux sociaux de fake news autours de l’avion français et de sa supposée perte de confiance auprès des dirigeants indiens. La bête guerre de communication sino-pakistanaise a donc échoué… lamentablement.

L’année 2026 sera donc celle d’une méga signature entre Narendra Modi et Emmanuel Macron mais surtout celle d’une première commande étrangère du Rafale F5. Pas mal pour un standard qui ne vole pas encore…

Affaire (bien évidemment) à suivre.

Photo © Dassault Aviation


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

5 réponses

  1. L’Inde dépend encore du pétrole russe mais ils essaient de sortir de l’influence russe en ce qui concerne l’armement avec de très bons arguments sur le manque de qualité des produits russes et de leur maintenance. Ils continuent leur politique de non -alignement.

    1. Salut Arnaud, James et les Passionnés,
      J’aurai une interprétation un peu différente, je dirai que les Indiens sont dans une phase de maitrise de leurs relations militaires et non plus de dépendance, d’où cette stratégie de Make in India destinée à leur assurer une indépendance stratégique et diplomatique. Ils sont suffisamment puissants économiquement, politiquement, diplomatiquement, militairement, géographiquement pour « choisir » et « imposer leurs choix » à leurs fournisseurs ou tout du moins négocier d’égal à égal, et ça change tout ! Actuellement, ils négocient avec les RuSSes l’achat d’un package supplémentaire complet (matériels, chaines de maintenance) de systèmes de défense aérienne S-400 et lorgnent de nouveau sur les S-57E et leurs technologies, programme FGFA, version indienne du chasseur Su-57, qu’ils avaient quitté prématurément en 2018. Et la tante CAATSA ne semble pas à redire ! Evidemment, au regard de leur position géographique et de leur statut d’adversaire de la Chine, ils bénéficient de cette liberté de ton et d’action que leur octroie l’Oncle Trump…Idem pour les fournisseurs occidentaux, comme la France, avec son Rafale F4/F5 et son environnement technique, ou Naval Group, qui doivent concéder comme les RuSSes, production, licences et autres brevets pour exister en Inde. Au même titre que la Corée du Sud, l’Inde met en place sa BITD…et devrait concurrencer bientôt les Occidentaux et…les Chinois !
      Aéronautiquement,

  2. Bonjour à tous,

    Le Rafale F-5, sera-t-il biplace vu la charge de travail du pilote en opération, même s’il est aidé par une IA qui n’aura de commun que le nom a la sortie de l’avion.
    C’est peut-être une des raisons qui pousse l’Air Force a demandé un troisième poste pour le B-21 Raider.

    Bonne journée.

    1. Salut le P’titlulu
      Oui, le F5 sera biplace car cette version est nécessaire dans le cadre des missions de bombardement nucléaire et conventionnel, et ce d’autant plus qu’il faudra gérer de nouveaux ailiers sans pilote; elle le sera aussi parce qu’il est prévu une version SEAD, nécessitant encore la présence d’un NOSA; l’IA ne peut pas encore tout remplacer et décider, par contre elle va réduire sensiblement certaines tâches lourdes d’identification, d’interprétation et de classification de données exponentielles pour simplifier les décisions du pilote ou NOSA.
      Par ailleurs, je te te confirme qu’il ne sera pas… « triplace » comme le sera peut-être le B-21 !
      Aéronautiquement,

    2. Je suis bien d’accord! Avec un système d’arme aussi vaste, des profils de mission d’une infinie variété, pour des environnements de combat ultra complexes où une SA (situation awarness) exhaustive est devenue presque une condition sine qua non, on peut penser que ça devient quand même « coton » pour un pilote seul, même si la majeure partie de la gestion du système est fabuleusement automatisée à bord du Rafale. P.H. CHUET disait qu’il fallait un bon moment (quelques années) à un pilote, à partir du « lâcher » Rafale, pour maitriser l’ensemble de la palette des missions possible à bord de cette incroyable arme de guerre. Et dans sa mouture F5 (et ultérieures), les possibilités deviennent folles…

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