Dans l’Armée de l’Air et de l’Espace le H225M s’impose petit à petit.

Sa mission première est loin d’être simple : succéder au plus célèbre hélicoptère de l’histoire de l’Armée de l’Air… et de l’Espace ! Pourtant l’Airbus Helicopters H225M semble de plus en plus trouver sa place au sein des forces françaises, notamment celles stationnées en outremer. Dernier exemple en date l’appareil codé SQ est arrivé le weekend dernier en Guyane, directement depuis la métropole. À lui désormais les spécificités locales comme la lutte contre l’orpaillage illégal ou encore la sécurisation du centre spatial de Kourou.

On l’appelle volontiers Caracal et ce même si ce H225M n’est pas tout à fait un EC-725. C’est plutôt sa version rajeunie et mise à niveau. Alors quand samedi dernier l’Airbus Defence A400M Atlas s’est posé sur le tarmac de la Base Aérienne 367 de Cayenne les aviateurs présents se sont forcément dits que leur troisième hélico du genre était un Caracal. Et franchement ils ont eu raison.

Arrivée du H225M codé SQ sur le sol sud-américain.

En Guyane, comme en forces prépositionnées à Djibouti, l’Airbus Helicopters H225M fait petit à petit son trou. Une manière comme une autre de dire qu’il pousse vers la retraite (bien méritée) l’Aérospatiale SA.330B Puma et ses très longues années de service derrière lui. Reste juste à savoir si les ingénieurs allemands et français ont été assez bons pour faire de ce bijou de technologie un joyau de robustesse et de rusticité. Car ce sont là les vraies qualités requises pour un hélicoptère de l’Armée de l’Air et de l’Espace.

En métropole, en outremer, en forces prépositionnées, les hélicos de nos aviateurs prennent désormais des alertes du quotidien qui ont évolué en suivant la société française et européenne. Aujourd’hui un H225M c’est autant un hélicoptère de transport d’assaut qu’une plateforme d’évacuation sanitaire, parfois lourdement médicalisée quand il faut répondre à une pandémie. C’est aussi un appareil de recherches et de sauvetages en mer, et plus uniquement aux profits des pilotes de chasses éjectés mais aussi de marins-pêcheurs ou encore de plaisanciers pris dans la tempête.

En outremers le Puma sert aussi aux soignants du SAMU.

Ces prochains mois seront placés sous le même signe : le remplacement du Puma par le Caracal, du SA.330B par le H225M. Car en théorie l’année 2026 doit être la dernière du vénérable biturbine dans les rangs de l’Armée de l’Air et de l’Espace. En outremer il sert encore dans le Pacifique, et sera donc bientôt remplacé.

Affaire à suivre.

Photos © Armée de l’Air et de l’Espace


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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