Après sa demi victoire au Venezuela et alors que son coup de force avec l’Iran vire au fiasco Donald Trump continue de vouloir jouer les grands manitous d’un monde qu’il veut redessiner à son image. Et dans le viseur du très «bling-bling» locataire de la Maison-Blanche c’est désormais Cuba et son régime marxiste. C’est ainsi que le porte-avions USS Gerald R. Ford et ses chasseurs embarqués Boeing F/A-18E/F Super Hornet se sont réarticulés autour de l’île des Caraïbes, toujours dans le cadre de l’opération Absolute Resolve. Plusieurs destroyers américains seraient actuellement en route afin de soutenir le géant des mers.

Il y a un an Donald Trump, à peine réélu Président des États-Unis, réinscrivait Cuba sur la liste américaine des états soutenant le terrorisme. Son prédécesseur (et successeur) Joe Biden l’en avait retiré, faute de preuves formelles. Mais bon les preuves et le 47ème président américain, c’est un truc assez flou. Dès lors on savait que l’île des Caraïbes et son régime marxiste allaient devoir subir le courroux trumpien. À la Havane certains commencèrent à faire des réserves. Et tout s’est accéléré il y a une dizaine de jours quand le Président des États-Unis d’Amérique a choisi de placer Cuba sous embargo pétrolier complet. Depuis 48 heures on peut le dire : il n’y a plus une goutte d’essence et de kérozène sur l’île. Les automobiles et les motos sont au garage, les aéronefs sur les parkings. Le souci c’est que même les groupes électrogènes des services d’urgences et de soins font grise mine.
Jusque là le pétrole cubain provenait du… Venezuela. Sauf que désormais celui-ci est sous la coupe des MAGA, les élites trumpiennes.
Alors pour s’assurer que Cuba comprenne bien les choses l’US Department of War, et son très fidèle secrétaire trumpiste Pete Hegseth, ont choisi de renvoyer l’USS Gerald R. Ford dans la région. Il fait des ronds dans l’eau de la mer des Caraïbes tandis que ses Boeing F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler brûlent le carburéacteur, au nez et à la barbe d’une population cubaine asphyxiée par les mesures de Washington DC. C’est aussi ça l’opération Absolute Resolve !
Si la Fuerza Aérea Revolucionaria, l’aviation militaire cubaine, dispose encore d’un peu de carburant ses avions sont de toutes manières difficilement capables de tenir la dragée haute aux chasseurs embarqués de l’US Navy. Ses MiG-21 Fishbed et MiG-23 Flogger sont hors d’âge et ses MiG-29 Fulcrum dans leur jus des années 1980. Leurs armes air-air ne dépassent pas la moyenne portée, quand elles existent encore.
Et puis l’US Navy peut compter sur la base navale de Guantanamo, de sinistre réputation pour son camp d’internement des djihadistes aux méthodes totalement déshumanisées. L’aéronavale américaine peut s’appuyer sur elle pour soutenir d’éventuelles futures actions offensives. Et puis rappelons nous qu’il n’y a pas 300 kilomètres entre les côtes cubaines et celles des États-Unis. L’US Air Force pourrait parfaitement frapper la Havane depuis ses propres bases, notamment en Floride.

Le régime du président Miguel Díaz-Canel va t-il connaître le même sort que celui de Nicolàs Maduro le mois dernier ? Une chose est sûre il semble plus facile pour Donald Trump de bander les muscles contre lui que contre les mollahs iraniens. «Faute de grives on mange des merles» dit l’adage populaire.
Photos © US Navy
En savoir plus sur avionslegendaires.net
Subscribe to get the latest posts sent to your email.













Une réponse
À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. (Corneille)