C’est un des modèles d’avions français (de collection) parmi les plus connus au monde. Vingt-quatre heures après le drame on en sait un peu plus sur l’accident qui a coûté la vie au pilote et au passager d’un Fouga CM.170 Magister privé. L’avion appartenant à l’association Fouga 480 a été totalement détruit dans l’accident, lequel a engendré un début de feux d’espaces naturels en lisière de la forêt de Fontainebleau. L’enquête a été confiée au BEA, le célèbre Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile.
C’est aux alentours de 16 heures 15 ce lundi 11 mai 2026 que le Service Départemental d’Incendies et de Secours de Seine-et-Marne, le SDIS 77, a été sonné pour une colonne de fumée noire s’élevant depuis la forêt de Fontainebleau. Le site du feu d’espace naturel se situait sur la commune de Chailly-en-Bière, célèbre pour sa proximité avec le hameau de Barbizon ayant inspiré de nombreux peintres du 19ème siècle.
Dans le même temps le contrôle aérien a indiqué aux services de secours avoir perdu le contact avec un Fouga CM.170 Magister de collection ayant décollé peu avant de l’aérodrome de Melun Villaroche. La corrélation entre les deux évènements semblait évidente.
Les soldats du feu une fois arrivés sur zone ont constaté la présence des débris d’un avion monoplan biréacteur. Il s’agissait donc bel et bien du CM.170 Magister en question. Ils n’ont pu que constater le décès de ses deux occupants, sans doute tués sur le coup. Un périmètre de sécurité a été établi tandis qu’un début de feu d’espaces naturels sur la forêt de Fontainebleau, véritable poumon vert de l’Île-de-France, était circonscrit.
Aux gendarmes de l’identité criminels envoyés sur la zone du crash s’est bientôt adjointe deux enquêteurs du BEA. C’est eux qui sont en charge des investigations, sous la tutelle du Parquet. L’enquête de sécurité aérienne doit notamment établir pourquoi l’avion, immatriculé F-AZQC, s’est ainsi écrasé.
On sait d’ores et déjà que son pilote, âgé d’une cinquantaine d’années, était expérimenté et alignait plus de 14 000 heures de vols.
Erreur de pilotage ? Défaillance de la machine ? Collision aviaire ? Toutes les pistes vont être examinées par le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile. Ce drame en tous cas en rappelle un autre, survenu il y a un peu moins de deux ans au large du Lavandou.
Ces deux accidents rappellent que piloter un warbird n’est jamais anodin et que ces avions sont des machines sensibles qui n’avaient pas forcément été pensées à l’origine pour une utilisation aussi longue.
Toutes nos pensées vont aux proches du pilote et de son passagers ainsi qu’aux bénévoles de l’association Fouga 480.
Photo © Frantisek Klacek.
En savoir plus sur avionslegendaires.net
Subscribe to get the latest posts sent to your email.













2 réponses
Le problème de cet avion c’est qu’il ne possède pas de siège éjectable. C’est assez dingue pour un jet d’entraînement. Le pilote étant seulement assis sur son parachute et devant sauter comme s’il était dans un Spitfire. Archaïque.
N’oublions pas Dimitri qu’à l’époque de la conception du Magister l’idée d’un siège éjectable sur jet d’entraînement était révolutionnaire. À priori trop pour les ingénieurs français.