C’est un pays dont on dit souvent qu’il aime à acquérir en priorité des avions américains. Pourtant c’est bien vers l’Union Européenne que la Sily Powietrzne a choisi de se tourner en vue de l’acquisition d’un lot d’Airbus Defence A400M Atlas. Un financement communautaire pourrait l’aider à acheter entre huit et quinze exemplaire de cet avion de transport cargo XXL. Une mauvaise nouvelle pour Embraer et Lockheed-Martin donc.
L’intérêt premier de l’A400M Atlas pour les Polonais est de remplacer leurs sept actuels Lockheed C-130E/H Hercules hors d’âge. Ces avions de transport tactique ont été acquis de seconde main auprès de l’US Air Force dans les années 1990 et sont tous vieux de plus de cinquante ans ! Les deux C-130E sont usés jusqu’à la corde, et l’un ne sert plus que comme stock de pièces détachées. L’intérêt second c’est pour la Sily Powietrzne de disposer d’un avion compatible avec certains de ses alliés comme l’Armée de l’Air et de l’Espace, la Luftwaffe, ou encore la Royal Air Force qui toutes l’emploient déjà depuis plusieurs années.
En outre n’oublions pas que l’avion européen possède une réelle capacité au ravitaillement en vol, y compris des avions de combat.
Afin de pouvoir acheter ces huit à quinze A400M Atlas la Pologne compte sur un coup de main de l’Union Européenne. Celle-ci peut en effet octroyer au gouvernement de Varsovie un plan d’aide financière, un peu l’équivalent d’un contrat de crédit comme vous pouvez vous même en souscrire pour vous acheter une automobile ou un pavillon de banlieue. Sauf que là c’est à une échelle un peu différente ; juste un peu !
Pour le détail Bruxelles et Varsovie ont déjà conclu par le passé un tel accord afin de permettre l’acquisition des seize actuels Airbus Defence C-295M de transport tactique moyen ainsi que pour celui des cinq bimoteurs d’entraînement avancé Diamond DA42 Twin Star. Tous les espoirs sont donc permis.
Donc oui la Sily Powietrzne utilise parfois des avions autres qu’américains. Et oui elle réussit aussi dans certains à obtenir un financement européen afin de lui permettre d’acheter le ou les dits aéronefs.
Pour la branche défense du groupe Airbus une commande de huit à quinze exemplaires c’est aussi l’assurance de maintenir la chaine d’assemblage ouverte, à un moment où sa fermeture est clairement envisagée.
Affaire à suivre
Photo © Luftwaffe
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