FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : De Havilland D.H.115 Vampire Trainer
Constructeur : De Havilland Aircraft Company Ltd.
Désignation : D.H.115
Nom / Surnom : Vampire Trainer
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1952
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Avions d'entraînement
Rôle et missions : Avion d'entraînement avancé, entraînement au tir.

HISTOIRE

De Havilland D.H.115 Vampire Trainer :
L'un des premiers véritables avions à réaction d'entraînement”

L’apparition durant la Seconde Guerre mondiale des premiers avions de chasse à réaction fut une véritable révolution, tant technologique qu’intellectuelle. Il fallait désormais repenser toutes les phases du combat aérien autant en matière de vitesse que de plafond pratique ou encore de rayon d’action. Et donc il était nécessaire d’y adapter la formation des futurs pilotes. C’est ainsi qu’apparurent les premiers jets d’entraînement, des avions de formation avancée souvent directement dérivés d’avions de chasse. L’un des exemples les plus célèbres fut sans doute le De Havilland D.H.115 Vampire Trainer.

C’est à la fin de l’année 1949 que des ingénieurs de la société Airspeed, dont l’avionneur De Havilland avait pris en grande partie le contrôle quelques mois auparavant, se lancèrent dans le développement d’une version d’entraînement du chasseur D.H. 100 Vampire. Il s’agissait alors avant tout de fournir une machine capable de former les pilotes de la Royal Air Force au maniement des jets. Surtout à cette époque l’aviation britannique ne possédait comme seul avion de ce type les Gloster Meteor T Mk-7 apparus un an plus tôt et considérés comme lourd et patauds.

Des travaux furent donc entrepris à partir d’un Vampire FB Mk-5 que l’on dépouilla de son armement et de son radar. Le nouvel avion reçut la désignation officielle de D.H.115 Vampire Mk-11. Particularité notable, à aucun moment la Royal Air Force ne sembla daigner s’y intéresser, et pour cause l’avion était développé sur fonds propres.
Pour les généraux britanniques en effet le chasseur Vampire semblait assez manœuvrable pour lâcher dessus directement les jeunes pilotes sans même passer par un avion à réaction d’entraînement au préalable. Après tout cela avait fonctionné durant la guerre avec les pilotes de Meteor F Mk-I… qui étaient tous d’anciens pilotes de Hawker Hurricane, Typhoon, et Supermarine Spitfire.

Pour autant les équipes d’Airspeed et De Havilland ne baissèrent pas les bras et le 15 novembre 1950 le D.H.115 Vampire Mk-11 vola pour la première fois sur le terrain d’aviation de Christchurch en Angleterre. Par rapport au chasseur d’origine la plus grande particularité résidait dans le cockpit redessiné afin d’accueillir deux sièges en mode côte à côte. De ce fait le fuselage avait lui aussi reçu un coup de jeune tandis que l’armement avait été déposé.
Rapidement pourtant la RAF fit volte-face et s’intéressa à cet étrange avion. Début 1951 une commande officielle fut passée pour 730 machines sous la désignation de Vampire T Mk-11 à la condition que les avions soient réarmés de quatre canons Hispano de 20mm et d’une charge offensive pouvant aller jusqu’à 454kg de bombes ou roquettes à haute vélocité.

Désormais l’avion était cependant connu comme De Havilland D.H.115 Vampire Trainer et proposé à l’export. L’Indian Air Force notamment en acheta une dizaine d’exemplaire tandis que la Jordanie en prenait deux. Et ce bien avant que les premiers exemplaires de série n’entre en service dans la Royal Air Force en février 1952. Ce furent les écoles d’aviation de RAF Valley et RAF Weston Zoyland qui furent les premières servies.

Et très vite les instructeurs et élèves britanniques se rendirent compte que le De Havilland Vampire T Mk-11 était un avion d’entraînement idéal. Que ce soit sans armement à bord pour la pure formation au vol ou bien avec obus de 20mm, bombes, et roquettes pour l’entraînement au tir l’avion pardonnait beaucoup les erreurs. Il se payait même le luxe d’être agréable à piloter et facile d’emploi lors des phases (toujours critiques) du décollage et de l’atterrissage.
Non désiré au départ le Vampire T Mk-11 avait su devenir l’une des coqueluches de la RAF.

À la même époque la Fleet Air Arm elle même réclama une version adaptée D.H.115 Vampire Trainer destinée à former les futurs pilotes embarqués sur Sea Vampire mais aussi sur Sea Venom. Le résultat fut le Sea Vampire T Mk-22, un Vampire T Mk-11 sur lequel deux canons avaient été supprimé tandis qu’une crosse d’appontage avait fait son apparition.
Bien que très rapidement les essais démontrèrent que l’avion n’était pas vraiment adapté à la formation sur porte-avions une commande fut passée pour 72 exemplaires de série en plus de l’exemplaire de présérie.

Et au sein de la Royal Navy ces avions permirent correctement de former les pilotes embarqués, même si les phases d’appontages étaient généralement considérés comme acrobatiques sur Sea Vampire T Mk-22.

Mais très vite le D.H.115 Vampire Trainer attira des marchés à l’export, autres que ceux signés très tôt par l’Inde et la Jordanie. Le premier fut l’Australie qui rien moins que trois versions différentes de l’avion : Vampire T Mk-33, T Mk-34, T Mk-35, pour un total de 109 machines. Les Vampire T Mk-34 étaient en fait une version export du Sea Vampire T Mk-22 utilisée par la Royal Australian Navy et destinée à opérer sur le porte-avions HMAS Melbourne.

Une version spécifiquement destinée à l’exportation fut développée sous la désignation de De Havilland Vampire T Mk-55 et construite à haute de 216 exemplaires pour les pays suivants : Afrique du sud, Autriche, Birmanie, Chili, Égypte, Finlande, Inde, Indonésie, Irak, Irlande, Liban, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Sri Lanka, et Suède. En outre De Havilland transforma à ce standard six anciens avions de la Royal Air Force pour les besoins de la Jordanie et de la Rhodésie.

Malgré ce succès indéniable l’avionneur britannique essuya un refus catégorique : celui de la France. Pourtant l’Armée de l’Air utilisait alors 250 Vampire, sous la désignation de SE.535 Mistral, mais jamais les militaires français ne réussirent à être intéressé par ce D.H.115 Vampire Trainer. Et pour cause : ils possédaient désormais un avion considéré comme au moins équivalent voire supérieur sous la forme du Fouga CM.170 Magister.

Ce qui est intéressant à voir c’est que s’il demeura en service dans la Royal Air Force jusqu’au milieu des années 1960 le De Havilland D.H.115 Vampire Trainer vola ailleurs dans le monde largement jusque dans les années 1980. Durant sa carrière beaucoup de ses utilisateurs l’avaient fait modifier afin de déposer deux de ses quatre canons de 20mm ou alors de le doter de sièges éjectables.

Au 21ème siècle une petite poignée d’exemplaires vole encore mais uniquement lors de meetings aériens en Amérique du nord et en Europe. La configuration biplace côte à côte surprend d’ailleurs fréquemment les aficionados autant que les néophytes plus habitués au biplace en tandem.

Avion d’entraînement intéressant le De Havilland D.H.115 Vampire Trainer permit à beaucoup de pays de découvrir le vol sous réacteur. Cependant il n’eut jamais l’aura internationale du Lockheed T-33 T.Bird pourtant lui aussi dérivé d’un chasseur conçu durant la Seconde Guerre mondiale.

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : De Havillant Vampire T Mk-11.
Envergure : 11.58 m
Longueur : 10.51 m
Hauteur : 1.87 m
Motorisation : 1 réacteur De Havilland Goblin Mk-35
Puissance totale : 1 x 1590 kgp.
Armement : Quatre canons de 20mm, deux bombes de 227 kg ou huit roquettes HVAR de 127mm.
Charge utile :
Poids en charge : 5400 kg
Vitesse max. : 860 km/h à 10400 m
Plafond pratique : 12000 m
Distance max. : 1400 Km à masse maximale.
Equipage : 2
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du De Havilland D.H.115 Vampire Trainer

PROFIL COULEUR

Profil couleur du De Havilland D.H.115 Vampire Trainer

VIDÉO

Décollage d'un D.H.115 Vampire Trainer de collection.