De Havilland D.H.90 Dragonfly

Fiche d'identité

Appareil : De Havilland D.H.90 Dragonfly
Constructeur : De Havilland Aircraft Company Ltd.
Désignation : D.H.90
Nom / Surnom : Dragonfly
Code allié / OTAN :
Variante : D.H.90A, Dragonfly Mk-I/Mk-II
Mise en service : 1936
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Avions de transport
Rôle et missions : Avion de transport d'état-major, liaisons, entraînement avancé

Sommaire

“ Le petit dernier de la famille ”

Histoire de l'appareil

Le novembre 1932 volait pour la première fois le prototype de l’avion commercial britannique De Havilland D.H.84 Dragon. Cet élégant bimoteur biplan allait donner naissance à un des plus célèbres sagas aéronautiques de son temps avec notamment le D.H.86 Express et surtout le mythique D.H.89 Dragon Rapide. Au fur et à mesure que cette famille d’avions grandissait les responsables de l’avionneur se rendirent compte qu’il manquait un appareil plus compacte. Ainsi naquit le De Havilland D.H.90 Dragonfly.

Les premières études sur cet aéronef furent lancées à la fin de l’automne 1934. Il fallait répondre à la fois à une demande de compagnies aériennes de seconde zone mais aussi de riches industriels et investisseurs. L’aviation d’affaire était en plein développement en Europe et en Amérique du Nord. Désigné D.H.90 et baptisé Dragonfly, la libellule en français, l’avion avait été pensé autour de deux moteurs De Havilland Gipsy Major I à quatre cylindres en ligne d’une puissance unitaire de 130 chevaux. Ils étaient strictement identiques à ceux qui avaient motorisé le D.H.84 Dragon.

Biplan d’envergure inégale de construction mixte en bois, contreplaqué, et métal le De Havilland D.H.90 Dragonfly avait été pensé pour accueillir quatre passagers en configuration affaire. Il pouvait en accueillir jusqu’à sept comme avion de ligne de seconde zone, pour des vols courts-courriers. Les ingénieurs britanniques envisagèrent un temps de le doter d’un train d’atterrissage classique escamotable avant de finalement le conserver fixe, pour d’évidentes raisons de coûts. Car à l’achat ce D.H.90 était plus onéreux que les autres biplans de transport De Havilland.
Son prototype réalisa son premier vol le 12 août 1935.

Certifié au début de l’année 1936 il débuta alors sa carrière. Le D.H.90 Dragonfly fut vendu à des clients d’affaire en Égypte, aux États-Unis, en France, en Irak, et au Royaume-Uni tandis que des compagnies aériennes australiennes, britanniques, espagnoles, kényanes, rhodésiennes, turques, et uruguayennes en firent l’acquisition.
L’avionneur De Havilland Canada en assembla cinq exemplaires pour les besoins de la Gendarmerie Royale Canadienne et deux autres pour ceux de la Royal Canadian Air Force. Avec l’accord de la maison mère britannique l’avionneur canadien en assembla un huitième exemplaire comme prototype d’une version hydravion à flotteurs. Celle-ci ne connut aucun succès.

Outre la Royal Canadian Air Force qui utilisa ses exemplaires comme avions de transport d’état-major des De Havilland D.H.90 furent achetés par les aviations militaires de pays aussi différents que l’Afrique du Sud, l’Australie, le Danemark, l’Inde, l’Irak, les Pays-Bas, le Pérou, le Royaume-Uni et la Suède. Au moment de l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale l’Armée de l’Air réquisitionna un exemplaire français, imitée en cela par la Force Aérienne Belge. Même la Royal Air Force en fit de même.

Au sein de l’aviation de Sa Majesté les exemplaires acquis neufs étaient désignés Dragonfly Mk-I et employés comme avions de transport de hautes personnalités militaires. Les cinq exemplaires réquisitionnés furent baptisés Dragonfly Mk-II et affecté à la formation intermédiaire et avancé des radionavigateurs. Ils avaient la particularité notable, comme d’autres aéronefs au passé civil de conserver leur immatriculation d’origine, en plus de leurs nouveaux marquages militaires.

Après guerre quelques exemplaires repartirent en atelier pour devenir des D.H.90A dont la principale différence était le remplacement des moteurs, aux profits de De Havilland Gipsy Major II de 142 chevaux de puissance unitaire. Le Danemark fut le dernier pays à employer ses Dragonfly de manière militaire, jusqu’en 1957. Depuis la fin de la guerre ces avions assuraient des missions d’entraînement avancé identiques à celles des Dragonfly Mk-II.

Avion construit à seulement 67 exemplaires le De Havilland D.H.90 Dragonfly fut le dernier bimoteur biplan de transport de l’avionneur. De nos jours deux exemplaires, l’un immatriculé en Nouvelle-Zélande et le second en Grande Bretagne, continuent de se produire comme L-Birds dans des meetings aériens. On en trouve également dans une demi-douzaine de musées aéronautiques du Danemark et du Royaume-Uni.

 


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Photos du De Havilland D.H.90 Dragonfly

Caractéristiques techniques

Modèle : De Havilland Dragonfly Mk-I
Envergure : 13.11 m envergure du plan supérieur de voilure
Longueur : 9.65 m
Hauteur : 2.80 m
Surface alaire : 23.80 m2
Motorisation : 2 moteurs en ligne De Havilland Gipsy Major I
Puissance totale : 2 x 130 ch.
Armement : aucun
Charge utile : 4 passagers
Poids en charge : 1814 kg
Vitesse max. : 225 km/h à 3000 m
Plafond pratique : 5500 m
Distance max. : 1000 Km
Equipage : 2
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Profil couleur

Profil couleur du De Havilland D.H.90 Dragonfly

Plan 3 vues

Plan 3 vues du De Havilland D.H.90 Dragonfly
Fiche éditée par
Image de Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Vidéo du De Havilland D.H.90 Dragonfly

Roulage et décollage d'un D.H.90 Dragonfly de collection.