C’est en 1936 que le professeur américain Max B. Harlow, ingénieur et instructeur aéronautique lança au Pasadena Junior College un projet pédagogique qui allait donner naissance au PJC-1 dit « Peacock ». Deux ans plus tard, il fonda à Alhambra, en Californie, la Harlow Aircraft Company afin de produire l’appareil en série.
En parallèle de son poste au Pasadena Junior College, Harlow travailla avec un grand nom de l’aéronautique qu’est Howard Hughes, pilote de course très connu aux États-Unis et resté dans les mémoires des passionnés pour avoir notamment piloté son avion de course Hughes H-1.
Ce projet d’étude mené au Pasadena Junior College supervisé par le professeur Harlow avait ainsi pour but de concevoir un avion monomoteur de tourisme pouvant transporter quatre personnes dans un niveau de confort soigné. Ce qui donna lui à la construction d’un prototype désigné PJC-1 dont les caractéristiques techniques en faisaient un appareil moderne pour son époque. Il s’arracha du plancher des vaches pour la première fois en septembre 1937 mais il s’écrasa ultérieurement durant le processus de certification au moment d’y effectuer un essai de vrille prolongé étant lesté légèrement trop à l’arrière de son centre de gravité. Le pilote d’essai en charge de la certification se parachuta de l’appareil en perdition sans préjudice pour sa vie, quant à l’appareil bien que réparable il ne fut jamais remis en service.
Néanmoins, fut mis en chantier un nouvel exemplaire reprenant les caractéristiques du prototype mais en bénéficiant d’un agrandissement de la dérive et des gouvernes de profondeur. Sinon, la version de série désignée PJC-2 conserva les caractéristiques du prototype et donc il prenait la forme d’un élégant monomoteur monoplan quadriplace, aile basse cantilever aux formes rondes. Sa construction était entièrement métallique et basée sur une semi-monocoque. Il fut l’un des premiers, sinon le premier, avion conçu et construit aux États-Unis avec une structure semi-monocoque qui fut une caractéristique révolutionnaire et novatrice pour l’époque. Par ailleurs, il disposait d’un train classique entièrement escamotable en faisant donc un appareil techniquement moderne pour son époque. Enfin il était mû par un moteur radial Warner Super Scarab SS-50 de 145ch faisant tourner une hélice bipale métallique. Ses performances furent légèrement moindres que celle supposée du prototype du fait de la prise de poids de 138 kg supplémentaires. Cependant, à pleine charge il pouvait théoriquement atteindre les 257km/h de vitesse maximale. Le premier appareil de série fut certifié en mai 1938 et fut suivit par dix autres exemplaires.
Les 11 exemplaires de série construits furent vendus sur le marché civils et remplir leur mission avec brio sans incident majeur connu en exploitation. Pour la petite histoire, le monomoteur revêtit l’uniforme quand en 1942 l’US Army Air Forces réquisitionna quatre appareils et les désigna UC-80. Ils furent utilisés par les inspecteurs de la Civil Aeronautics Administration.
Après-guerre plusieurs appareils furent rééquipés d’un moteur radial Warner plus puissant atteignant les 185ch octroyant à l’appareil de meilleures performances. Certains appareils étaient encore immatriculés et en état de vol au début des années 1990, et un exemplaire est aujourd’hui visible au EAA Aviation Museum d’Oshkosh, dans le Wisconsin, aux États-Unis.
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