FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Kawasaki KH-4
Constructeur : Kawasaki Kokuki Kogyo K. K.
Désignation : KH-4
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1964
Pays d'origine : Japon
Catégorie : Hélicoptères
Rôle et missions : Hélicoptère léger polyvalent

HISTOIRE

Kawasaki KH-4 :
Les débuts de l'hélicoptère japonais d'après-guerre”

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale l’industrie aéronautique nippone était exsangue. Toutes les industries étaient à l’arrêt sur ordre des forces alliées d’occupation, aussi bien les grands constructeurs que les plus petits. Et il fallut attendre, comme en Allemagne, près d’une décennie pour la voir repartir. Mais le domaine dans lequel les Japonais avaient pris le plus de retard était celui des voilures tournantes. Ils n’allaient en fait jamais réussir à faire leur retard sur des pays comme la France, le Royaume-Uni ou encore la Russie. Le premier appareil de ce type construit en série dans l’archipel avait d’ailleurs de fortes origines étrangères : le Kawasaki KH-4.

C’est pourtant en 1952 que le constructeur Kawasaki eut le droit de reprendre son activité industrielle mais uniquement comme sous-traitant de constructeurs américains. L’année suivant une licence de production civile de l’hélicoptère biplace Bell 47G lui fut alloué pour les ventes vers la Corée et le Japon. Et l’industriel en produisit de nombreux exemplaires, autant pour les marchés civils, que parapubliques, ou encore militaires.
Mais vers la fin de cette décennie une idée germa dans la tête des ingénieurs japonais : développer une version propre de l’hélicoptère américain mais agrandi. Un protocole d’accord fut signé entre les deux constructeurs, Bell et Kawasaki, en 1960.

Le futur aéronef reçut la désignation de Kawasaki KH-4. Son architecture n’était pas sans rappeler l’Agusta A.115 développé au même moment en Italie à partir lui-aussi du biplace américain.
En fait les ingénieurs japonais annoncèrent à l’époque vouloir construire un hélicoptère susceptible d’être vendu dans le monde entier et donc les caractéristiques et les compétences le classeraient entre le Bell 47 et l’Alouette II française. Un pari risqué quand on sait qu’aucune turbine n’était prévu pour équiper le KH-4.

Mais les travaux allèrent bon train et le prototype fut assemblé au début de l’année 1962. Extérieurement il se présentait sous la forme d’un hélicoptère quadriplace de construction entièrement métallique. Sa propulsion tournait autour d’un moteur à six cylindres à plat Lycoming O-435-B1A d’une puissance de 275 chevaux entraînant un rotor principal bipale. Ce type de moteur était alors très fréquent, on le retrouvait sur beaucoup de modèles d’avions légers comme le Bellanca 14-19 Cruisemaster américain, Piaggio P.149 italien, ou encore l’UTVA Aero 3 yougoslave. La cabine largement vitrée du KH-4 offrait au pilote autant qu’aux passager un champ de vision élargi. Pour le reste de son architecture il était impossible de nier la filiation entre cet hélicoptère nippon et le Bell 47.
Le prototype réalisa son premier vol le 6 août 1962.

Assez rapidement l’hélicoptère fut commandé à vingt exemplaires par le ministère japonais de la défense. Quatorze exemplaires pour le compte de la Japan Ground Self Defense Force et les six derniers pour la Japan Maritime Self Defense Force, c’est à dire respectivement l’aviation terrestre et l’aéronavale japonaise. Ils entrèrent en service début 1964.
Utilisés dans les deux armes aussi bien pour des missions de liaisons que d’entraînement les Kawasaki KH-4 demeurèrent en service jusqu’au début des années 1980 dans la seconde et jusqu’au début des années 1990 dans la première. Dans l’armée ils furent remplacés par des Kawasaki OH-6D Cayuse bien plus modernes.

Dans le même temps plusieurs exemplaires furent vendus sur les marchés civils et parapubliques, principalement en Asie et en Océanie. Des exemplaires furent même acquis par les polices australiennes, philippines, et sud-coréennes. Un total de dix-huit exemplaires fut même acheté en 1965 par la Royal Thai Army qui en fit son principal hélicoptère de liaisons et d’entraînement jusqu’en 1984, année de leur remplacement par le Bell 206A JetRanger américain. Il est à signaler qu’en 1968 un exemplaire civil fut saisi en Thaïlande et reversé à l’armée, ce qui fait qu’elle utilisa au total dix-neuf exemplaires de cette machine.
La Royal Thai Army fut donc le plus gros utilisateur du Kawasaki KH-4.

La production cessa en 1968 après la sortie d’usine du 210ème exemplaire de série, auquel il y a lieu d’ajouter le prototype. Jugé globalement assez facile d’emploi et rustique le Kawasaki KH-4 fut pourtant un hélicoptère à la carrière globalement assez courte. Il n’en reste plus qu’une demi-douzaine en état de vol dans le monde, tous entre les mains de collectionneurs américains, australiens, et japonais. D’autres exemplaires font la joie de musées aéronautiques.
Il faut savoir que donc le KH-4 fut la première réalisation réussi de Kawasaki dans le domaine des hélicoptères. Le constructeur allait s’allier quelques années plus tard avec le constructeur allemand M.B.B. afin de développer le BK 117, l’ancêtre de l’actuel Airbus Helicopters H145. Là par contre la filiation entre cet hélicoptère ultramoderne et le KH-4 ne saute pas aux yeux.

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Kawasaki KH-4
Envergure : 11.32 m diamètre du rotor principal.
Longueur : 9.92 m
Hauteur : 2.84 m
Motorisation : 1 moteur à plat Lycoming O-435-B1A
Puissance totale : 1 x 275 ch.
Armement : aucun.
Charge utile : Possibilité d'accueillir jusqu'à trois passagers.
Poids en charge : 1293 kg
Vitesse max. : 170 km/h à 2000 m
Plafond pratique : 5600 m
Distance max. : 400 Km à masse maximale.
Equipage : 1
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Kawasaki KH-4

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Kawasaki KH-4

VIDÉO

Décollage d'un Kawasaki KH-4 civil.