Les drones au cœur du dispositif antiterroriste belge de Molenbeek

Les drones au cœur du dispositif antiterroriste belge de Molenbeek

L’image fut rapide mais n’aura échappée à personne. Durant l’assaut mené par les super-policiers belges du CGSU contre la planque du terroriste djihadiste Salah Abdeslam ce vendredi 18 mars 2016 en après-midi au moins un drone a été activement utilisé. Certaines sources journalistiques font même état de deux voire trois engins de ce type qui auraient orbité au-dessus de la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean.

Ce fait implique donc, qu’à l’instar de leurs collègues français du RAID et de la BRI, les policiers d’élite belges ont compris tout l’intérêt que le drone peut représenter dans les opérations antiterroristes, ou comme ici dans le cadre de perquisitions-interpellations à très haut risque.

Remarquez le logo de la police belge sur ce drone.
Remarquez le logo de la police belge sur ce drone.

Véritable œil volant il renseigne les policiers dans tous les spectres possibles, de la vision nocturne à la vidéo haute définition en passant bien entendu par les infrarouges.

D’ailleurs le déroulé de l’opération belge à Molenbeek-Saint-Jean n’est pas sans rappeler celle menée à Saint-Denis par le RAID et la BRI le mercredi 18 novembre 2015, où là aussi les forces de l’ordre avaient eu recours à un drone quadricopter pour évaluer la dangerosité des lieux où s’étaient réfugiés d’autres membres survivants du commando terroriste responsable des attaques contre le Bataclan, le Stade de France, et les terrasses de bistrots parisiens.

Certes les policiers belges ont opéré en pleine journée alors que les Français l’avaient eux fait en fin de nuit, mais pour beaucoup d’autres points, et notamment l’utilisation d’aéronefs télépilotés, les points sont concordants.

Désormais il semble donc acquis que ces unités d’élite se déplacent à chaque fois avec leurs drones, comme ils le font avec leurs moyens d’écoutes, leurs armes de précision, ou encore leur soutien santé. Le drone n’a donc plus rien d’un outil extraordinaire, il est même pleinement entré dans l’esprit des décideurs des forces de police et de gendarmerie contemporains.

Photos © Police fédérale belge.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

4 COMMENTAIRES

  1. Vendredi en fin d’après-midi, quand j’entends à la radio, un journaliste sur place disait qu’après l’arrestation du principal terroriste, l’opération était toujours en cours, à la recherche d’autres suspects et que la police utilisait des drones!
    J’étais sur le cul! Les « méchants » pouvaient donc savoir ce qu’il leur attendait dehors et qu’on le cherchait toujours!
    N’est-ce pas irresponsable, sous prétexte de mettre au courant le public (officiellement bien sûr)

    • C’est tout le problème de savoir si dans un état de droit (la Belgique dans le cas échéant) on peut s’autoriser à restreindre la liberté d’information des journalistes. Il est d’ailleurs à remarquer qu’au bout d’un certain temps la police belge a déployé des unités de maintien de l’ordre afin d’écarter curieux et personnels de presse. Trop tardivement sûrement.

        • Sur un point de vue purement moral je suis 100% d’accord, les médias pourrait s’autocensurer. Maintenant pour personnellement très bien connaitre le domaine de l’information télévisuelle en continu je sais parfaitement que bien souvent la pression économique des dirigeants de ces chaines l’emporte sur toutes formes de déontologie. Les journalistes se trouvent donc souvent pris entre le marteau et l’enclume. 😉

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