Maple Flag, des Mirages 2000-5F dans les cieux canadiens

Maple Flag, des Mirages 2000-5F dans les cieux canadiens

Voilà un exercice international qui ne laisse pas indifférent. Entre fin mai et début juin 2016 le quarante-sixième Maple Flag réunit au Canada des aéronefs américains, britanniques, canadiens et français. Les vedettes pour l’instant sont les monoréacteurs Dassault Mirage 2000-5F de l’Armée de l’Air, des avions rares sous ces latitudes. Il faut dire qu’Américains et Britanniques sont surtout venus avec des avions de soutien opérationnel Boeing E-3 Sentry et Lockheed C-130 Hercules.

De ce fait les seuls avions de combat que les pilotes de McDonnell Douglas CF-188 Hornet de l’Aviation Royale Canadienne peuvent affronter sont porteurs de la cocarde tricolore. Et pour leur faire face l’Armée de l’Air a expédié de l’autre côté de l’Atlantique rien moins que l’élite de ses pilotes de chasse : les hommes et les femmes de l’Escadron de Chasse 1/2 Cigognes et leurs Dassault Mirage 2000-5F.

Mirage 2000-5F.Maple Flag.sujet_ARCLes pilotes et mécanos français découvrent donc les conditions printanières de vol depuis la base de Cold Lake en Alberta. Ils cohabitent donc avec des avions assez peu fréquents sur leur base d’origine de Luxeuil, comme les Boeing CC-177 Globemaster III. Par ailleurs l’entreprise privée Discovery Air Defence met à disposition de l’exercice plusieurs de ces Dassault-Dornier Alpha Jet A ex-Luftwaffe.

Côté hélicoptères les militaires français peuvent se targuer de partager le tarmac avec des Bell CH-146 Griffon et des Boeing-Vertol CH-147 Chinook des plus exotiques. Il faut dire que la livrée camouflée des birotor en tandem canadiens est des plus élégantes et originales, bien plus que celle des Chinook britanniques et espagnoles que nos aviateurs connaissent bien mieux.

Mirage 2000-5F.Chinook.Maple Flag.sujet_ARCBien entendu Maple Flag 2016 n’est pas terminée, et nous reviendrons sûrement dessus ces prochains jours. Mais gageons que les pilotes tant canadiens que français sauront tirer partie au mieux de cet exercice international.

Photos © Armée de l’Air & Aviation Royale Canadienne.

 

6 COMMENTAIRES

    • Pour moi, ce n’est pas loin, vu que le -5 fait encore encore de la PO donc il faudrait tout de même des pilotes bien doués du manche.
      Ils ont dû traverser l’océan en passant par l’Islande, je suppose, sacré voyage tout de même pour un monomoteur

    • Mmmmh, le groupe 1/2 Cigognes est tout de même censé être le temple des « experts défense aérienne » en France, orienté uniquement air-air ils ont été les premiers à mettre en œuvre le MICA, premier Fox3 français. Ce sont également eux qui réalisent une bonne part des interceptions de police du ciel avec les 2000-5, donc leurs pilotes ont une solide expérience en la matière. Souvent on voit des photos d’eux escortant des appareils escortés, les Bears russes l’an dernier au-dessus de la Manche, des petits coucous type Cesna / Jodel, un B52 il y a peu, j’en passe. Quantitativement la population de 2000 diminue au profit des Rafale c’est un fait (les 2000-5 plus encore car ils sont peu nombreux), et bientôt ces derniers prendront totalement le relai jusqu’à disparition du 2000 et voilà tout, l’appareil piloté ne fait pas la qualité du pilote (et vice-versa), il n’y a pas débat je pense 😉 .

      @ James, il y a eu 3 étapes : France-Açores (Lajes), Açores-Canada (Bagotville / Québec) puis Bagotville-Cold Lake.

      @ tous : un scénario très « réel » de Maple Flag 😉
      http://www.rcaf-arc.forces.gc.ca/fr/article-modele-standard.page?doc=la-mission-dynamique-executee-en-reaction-donne-le-ton-a-l-exercice-maple-flag-49/iozi4si2

    • Avant l’arriver au service du radar AESA, les 2000-5 étaient encore considérés comme la référence en air-air…
      Probablement qu’il l’est encore aujourd’hui dans la mesure le savoir faire sur Rafale AESA n’est pas encore aussi mature que sur les 2000. Enfin les pilotes de 2000-5 ne font QUE de la défense aérienne, ils ont donc plus d’expérience dans ce domaine précis qu’un pilot « polyvalent ».

  1. La 4e Escadre Cold Lake est la base de chasseurs la plus active du Canada. Elle se situe au sud-est de Fort McMurray et à 456 km de cette ville dévastée. Cette base située dans la province canadienne de l’Alberta et celle-ci est tout proche de la frontière avec la province de la Saskatchewan. Elle dispose d’un polygone de tir aérien d’une superficie de 1,17 million d’hectares équipé de cibles et de simulateurs de menaces les plus modernes. Située dans la région centrale des immenses plaines de l’ouest canadiennes, Cold Lake , altitude 541 m, est le terrain idéal pour l’entrainement des pilotes de chasse. Bienvenue à nos cousins français!

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