C’est une reconversion originale mais finalement assez logique pour le célèbre astronaute français. À partir de la mi-février 2018 Thomas Pesquet deviendra un des pilotes du fameux Airbus A310 Zéro G permettant à l’agence spatiale européenne de simuler l’apesanteur tout en demeurant dans l’atmosphère terrestre. D’ici là il va devoir apprendre à piloter cet avion d’ancienne génération.

Car né en février 1978 Pesquet est un jeune spationaute donc finalement peu rompu aux avions Airbus de la première génération. Et l’A310-300 sur lequel il va bientôt évoluer n’a pas grand chose à voir avec les Airbus A319 et A320 qu’il a pu piloter lorsqu’il travaillait chez Air France. Il est à noter qu’au sein de la compagnie aérienne étatique il était également instructeur.

L’avion qui est actuellement le fleuron de la société française Novespace, et qui vole sous l’immatriculation civile F-WNOV est un fait un ancien appareil de la Luftwaffe. Il était utilisé aussi bien pour du soutien logistique que dans le cadre de missions au profit des hautes personnalités civiles et militaires allemandes. Depuis le printemps 2015 il a remplacé l’Airbus A300 utilisé jusque là pour les vols Zéro G.

Mais au fait c’est quoi un vol Zéro G ? Il s’agit d’une succession de vols paraboliques (pour les plus jeunes d’entre-nous une forme de cloche) permettant de simuler l’apesanteur sans pour autant avoir à se rendre à bord de la station spatiale internationale. Ces vols Zéro G permettent donc d’entraîner les futurs astronautes européens mais aussi de réaliser tout un tas d’expériences scientifiques à moindre coût. Depuis 2016 ce type de vols est également à la portée de riches clients privés dont certains studios de cinéma, l’acteur hollywoodien Tom Cruise ayant profité de l’A310 en question lors du tournage du film fantastique «La Momie».

Alors bien sûr même si Thomas Pesquet est devenu une vedette en France, grâce notamment à son ingénieuse communication à destination des enfants lorsqu’il était à bord de l’ISS, pas sûr qu’il devienne pour autant un pilote de stars. Non, il va (re)devenir un pilote presque comme les autres si ce n’est qu’il volera sur un avion assez extraordinaire.

Photo © Agence Spatiale Européenne

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7 COMMENTAIRES

  1. Tu t’est trompé dans le titre tu as écrit spationaute au lieu d’astronaute. Et puis c’est bizarre qu’il soit pilote de ligne, je pensais qu’il fallait etre pilote de chasse pour devenir astronaute?

    • Depuis la nuit des temps (de la conquête) de l’espace, un homme qui va dans l’espace s’appelle :
      – Astronaute s’il est Américain
      – Cosmonaute s’il est Russe
      – Spationaute s’il est Français

      • Sans oublier Taïkonaute pour nos amis Chinois aujourd’hui…
        Même si l’usage est critiqué (il y a beaucoup de nationalités sur les 500 hommes de l’espace aujourd’hui) cette appellation persiste et, parfois dépend aussi de la nationalité du lanceur ou du matériel utilisé.

    • Être pilote de chasse n’est plus une obligation (comme pilote tout cours il me semble) depuis que les tests de sélections sont fait par l’esa (avant chaque agence par pays, comme le cnes, proposait un candidat, alors que maintenant les candidatures sont libres)

      • Tout à fait Claudie Haigneré n’était pas pilote. D’ailleurs on peut s’interroger sur la pertinence de cette habitude à envoyer dans l’espace des pilotes de chasse. Il n’y a d’ailleurs rien à piloter à part l’arrimage manuel à la station internationale. en cas de défaillance du système automatique. De plus en plus de scientifiques non pilotes sont appelés au seins de l’ISS.

  2. Pour ma part, je pense que si les pilotes sont avantagés, c’est grâce à leurs cursus long et compliqué qu’ils ont vécu avant de passer astronaute. Leurs capacités à suivre une procédure. En gros, qu’ils possèdent de la jugeote, du sang-froid et qu’ils savent se dépatouiller seuls pour se sortir d’un problème que peut poser une machine très complexe.

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