Il y a quelques jours le Président de la République d’Ukraine, monsieur Volodymyr Zelensky, signait un protocole d’accord avec la Suède autour du Gripen. Beaucoup voyaient alors dans cette décision une douche froide des ambitions françaises de vendre cent Rafale à notre allié. Il n’en est rien, les Ukrainiens continuent de clamer qu’il veulent le chasseur français et qu’ils l’auront même si pour cela ils doivent attendre la fin des hostilités contre la Russie. Les très bonnes relations actuelles entre Paris et Kyïv n’y sont pas étrangères.
Pour les Ukrainiens le Dassault Aviation Rafale F4 est un game changer. C’est surtout l’avion qui fiche une trouille phénoménale aux généraux russes, et à leurs pilotes qui s’y sont frottés. Et depuis quelques semaines ils sont de plus nombreux.
On aurait pu croire que l’incident de cette semaine avec un ses drones, détourné par les Russes, aurait refroidi les ardeurs de Kyïv envers l’avion français. Il n’est est rien. Les récentes déclarations d’officiels le démontrent : l’Ukraine continue de vouloir le Dassault Aviation Rafale F4 !
Et même une option nouvelle commence à faire son petit bonhomme de chemin dans la tête des responsables institutionnels ukrainiens, une option qu’on pourrait qualifier de : «à la grecque» ! Vous l’aurez compris les Ukrainiens désirent acquérir des Rafale F4.1 de seconde main auprès de la France et dans le même temps faire la queue pour obtenir des Rafale F4.3 neufs. Resterait ensuite au ministère des Armées à régulariser le stock de l’Armée de l’Air et de l’Espace comme il l’a fait suite aux acquisition grecques puis croates. L’idée n’est pas mauvaise même si au final nos aviateurs risque forts d’être les dindons de la (mauvaise) farce aux vues des délais de livraison imposés par l’avionneur clodoaldien.
La réception d’ici douze à dix-huit mois d’un lot d’une dizaine à une douzaine de Rafale F4.1 par les forces aériennes ukrainiennes pourrait permettre de les renforcer en matière air-air. Par la même occasion elle aurait la possibilité de retirer du service les plus anciens de ses chasseurs actuels, des MiG-29 Fulcrum et Su-27 Flanker datant tous de la guerre froide. Les institutionnels ukrainiens qui ont soufflé l’idée parlent d’un accord G2G, c’est à dire de gouvernement à gouvernement entre les équipes Macron et Zelensky. À n’en pas douter c’est là la meilleure fenêtre d’acquisition pour les Ukrainiens car il n’est pas sûr du tout qu’en mai 2027 la personne qui succède à Emmanuel Macron soit aussi pro-Ukraine que lui. Surtout si celle-ci se révèle être beaucoup plus conservatrice ou même réactionnaire que l’actuel président français. Nous avons l’exemple de ce que cela donne avec Donald Trump aux États-Unis ou a pu donner avec Viktor Orban en Hongrie.
Le compte à rebours pour signer le Rafale entre la France et l’Ukraine est donc clairement lancé.
Affaire à suivre
Photo © Armée de l’Air et de l’Espace
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