Pour beaucoup les équipages de l’US Coast Guard ont pour fonction d’assurer la surveillance des zones maritimes voire lacustres. C’est vrai et faux à la fois. Depuis le début de ce mois de février 2018 les équipages d’Alenia HC-27J s’exercent à patrouiller au-dessus du gigantesque parc national de Yosémite, un tâche rendue ardue par le gigantisme du site. Il faut dire qu’avec ses plus de 3000 kilomètres carrés et la densité de sa végétation l’apport d’un avion de reconnaissance n’est pas de trop pour les rangers du parc.

Et ce sont donc les hommes et les femmes de la Coast Guard Air Station de Sacramento en Californie qui assurent cette mission pour le moins originale. Il faut dire qu’on est loin des recherches et sauvetages en mer ou même du contrôle des zone de pèches. Et pourtant cette mission est à la charge des coasties depuis le début du vingtième siècle.
Ce n’est pourtant qu’après guerre, en 1946 que la surveillance aérienne est devenue une des spécialités de ce corps américain au-dessus du parc national.

Or jusqu’au mois de décembre 2017 les missions de surveillance et de transport éventuel au profit des rangers étaient assurées par un Lockheed HC-130H Hercules. Il est désormais donc remplacé par un Alenia HC-27J Spartan II ! Alors certes cet avion est plus petit mais de l’avis de l’état-major de l’US Coast Guard ses équipements et son côté compact le rendent plus efficace pour ce type de missions.

Mais alors à quoi peut bien servir un avion de recherches et sauvetages en mer au-dessus d’un gigantesque parc national ? Eh bien à strictement la même chose, l’eau de mer en moins. En fait le Spartan II sera désormais engagé pour rechercher les randonneurs ou les élèves des écoles perdus dans la nature. Et il faut savoir que les rangers recensent en moyenne une personne perdue tous les huit à neuf jours. De quoi largement confirmer la nécessité de cette mission pour les gardes-côtes américains.

Particularité notable du parc californien : son relief.
Les équipages de HC-27J Spartan II doivent donc s’habituer à voler au plus près de sommets montagneux dépassant largement les 3000 mètres d’altitude, le toit du parc culminant à 3997 mètres avec le mont Lyell. Autant dire que pour beaucoup les missions au-dessus de Yosémite ont de quoi dépayser.
Une des missions les plus mal connues des équipages de l’US Coast Guard au-dessus du parc est le commandement aéroporté des opérations de lutte anti-feux de forêts.

Celles et ceux qui volent donc sur le petit bimoteur à turbopropulsion de facture italienne ont donc jusqu’à la mi-mars pour se familiariser avec leur nouvelle monture ou bien leur nouvelle mission. Après cela ce sera le début de la saison touristique aux États-Unis. En moyenne chaque année Yosémite accueille cinq à six millions de visiteurs !

Photos © US Coast Guard.

Publicité

6 COMMENTAIRES

  1. « Une des missions les plus mal connues des équipages de l’US Coast Guard au-dessus du parc est le commandement aéroporté des opérations de lutte anti-feux de forêts. »

    intéressant ! vous pouvez développer ?

  2. Oui, j’ai une vague idée de ce qu’est la coordination sur feux, mais comme en général c’est une mission effectuée par des appareils plus légers, et donc moins onéreux, que le C-27J je me pose la question de l’intérêt de confier cette mission aux CG, surtout que je n’ai rien trouvé là-dessus sur leur site officiel.

    Donc je suis peut-être passé à côté !

    Du coup, si l’auteur daigne nous éclairer, il n’en sera que plus remercié !

    • Merci pour votre condescendance cher Hubert. Ce n’est pas que l’auteur daigne ou ne daigne pas répondre c’est que l’auteur ne passe pas son temps devant un clavier d’ordinateur il a aussi une vie professionnelle et sociale, son activité sur le site étant bénévole. Maintenant si vous relisez bien l’article vous verrez que le commandement aéroporté est une mission en plus de celle de recherches-sauvetages dans le parc. Ce n’est peut-être pas assez clair dans l’article mais c’est une mission remplie ponctuellement.
      J’espère avoir répondu à votre interrogation. 🙂

      PS : le site officiel de l’USCG est une catastrophe en terme de communication, ses community-managers et webmaster sont pas loin du zéro absolu sur les questions aéronautiques.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom