C’est un contrat important pour l’industrie aéronautique américaine, un basculement de l’influence européenne sur cette puissance du Golfe. L’aéronavale saoudienne vient de prendre réception en ce début de mois d’octobre de son premier Sikorsky MH-60R Seahawk. Un hélicoptère de combat naval qui demeurera cependant quelques semaines aux États-Unis, le temps de former ses futurs équipages. À terme ce sont dix de ces hélicoptères qui doivent voler au sein de la Royal Saudi Navy.

Actuellement donc cet hélicoptère est en phase d’entraînement à NAS Mayport en Floride. Là les équipages mais également les mécaniciens saoudiens s’exercent à travailler sur cette nouvelle machine. Il faut dire que le Sikorsky MH-60R Seahawk est assez différent des hélicoptères avec lesquels ils ont l’habitude d’œuvrer. En effet jusque les marins volants de ce pays du Golfe travaillaient avec des machines de conception européenne.

Depuis les années 1990 en effet les deux modèles de voilure tournante en service dans la Royal Saudi Navy sont des AS.332 Super Puma, des AS.565 Panther, et des SA.365 Dauphin 2, des hélicoptères achetés auprès de la France. L’acquisition par l’Arabie Saoudite de MH-60R Seahawk auprès de l’administration Obama trahit d’ailleurs une claire baisse d’influence de l’Union Européenne sur cette monarchie productrice de pétrole.

Une fois l’Arabie Saoudite pleinement en dotation de ces hélicoptères de combat naval de nouvelle génération ils seront embarqués à bord des frégates de classe Al Madinah et Al Riyadh, toutes deux de conception et de réalisation françaises.
Ils rempliront aussi bien des missions anti-sous-marines qu’anti-navires légers. Cette seconde est rendue possible par l’emport de missiles AGM-114 Hellfire normalement destinés à la destruction des chars d’assaut mais désormais pleinement engagés pour la lutte contre les embarcations légères.

Photo © Lockheed-Martin

 

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