Le best-seller se confirme de mois en mois, au grand dam de ses concurrents américains et russes. Et désormais c’est la Hongrie, pays à la fois membre de l’OTAN et de l’UE, qui a passé commande pour seize exemplaires de l’hélicoptère européen. Ces futurs H225M Caracal seront dotés du système d’arme HForce leur permettant d’assurer à la fois des missions d’assaut mais aussi d’appui aérien rapproché voire franchement de combat. De quoi lui permettre de se séparer de ses vieux appareils datant de l’ère soviétique.

Car depuis plusieurs mois le ministère hongrois de la défense cherchait comment se séparer de ses quatorze Mil Mi-17 Hip et de ses quatre derniers Mi-24 Hind. Il lui fallait trouver un hélicoptère suffisamment important pour assurer ses missions de transport et d’assaut mais aussi assez bien armé pour permettre de succéder efficacement au vénérable Hind. Et la réponse est venue logiquement : seul l’Airbus Helicopters H225M Caracal pouvait répondre à ce cahier des charges, mais une condition seulement.

Et celle-ci était qu’Airbus Helicopters accepte de vendre ces seize machines avec l’option HForce, c’est à dire des kits permettant de transformer ce gros hélicoptère d’assaut en redoutable machine de guerre : canons de 20mm en nacelle, paniers à roquettes (guidées ou non) et missiles antichars AGM-114 Hellfire peuvent être montés dessus. Ainsi le Caracal se transforme en véritable Mil Mi-24 du vingt-et-unième siècle. Un hélicoptère puissamment armé capable d’assurer aussi bien des missions d’attaque que d’appui aérien rapproché ou encore d’escorte armée.

En fait c’est la seconde fois en quelques mois que la Hongrie fait confiance à l’hélicoptériste européen et son HForce. En juillet dernier en effet ce pays achetait un lot de vingt Airbus Helicopters H145M dotés de ces kits de combat.
En deux contrats ce petit pays d’Europe centrale a signé un beau partenariat avec l’hélicoptériste de Marignane.

Mais surtout cette commercialisation de Caracal dotés du HForce est un message fort à plusieurs pays disposant encore de vieux Mil Mi-24 et qui souhaitent leur donner une descendance. Cependant les prix d’achat de l’hélicoptère européen le placent dans le haut de gamme, et donc pas forcément à la portée de toutes les bourses.
Espérons qu’à l’horizon 2020-2021 quand les premiers exemplaires arriveront en dotations ils jouiront d’une livrée aussi élégante que les Mi-24 hongrois lors des meetings aériens et rassemblement internationaux.

Photo © Airbus

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3 COMMENTAIRES

    • Oui ils sont destinés à la force aérienne hongroise. Peut-être qu’une aviation terrestre existe mais ici ce sont les Mi-17/Mi-24 qui sont à remplacer et ces hélicos appartiennent à la force aérienne. 🙂

  1. Franchement, chapeau à ce petit pays, qui, à sa modeste mesure et à l’instar de la république Tchèque, fait le choix de l’Europe pour renouveler son parc d’aéronefs.
    Si l’on met en « pool » les appareils récemment utilisés par ces deux pays quasi voisins, excepté les Gripen qu’ils louent tous deux, on rencontre(ra) des C-295, Caracal Hforce, EC645 Hforce (H145M), L159 et A319.

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