Ça commence peut-être à faire beaucoup pour les Indiens, surtout si on en croit leurs médias radio et télé. Ce lundi 28 janvier 2019 un avion d’attaque au sol SEPECAT Jaguar IS s’est écrasé dans la province de l’Uttar Pradesh au nord de l’Inde. Le système d’éjection de l’avion a correctement fonctionné et le pilote a été récupéré sain et sauf. Il s’agit du second avion de ce type perdu en quelques mois par l’Indian Air Force.

Pour autant dans l’opinion publique indienne le SEPECAT Jaguar IS, localement connu sous le nom de Shamshir, est loin d’avoir une image de marque aussi désastreuse que celle du Mikoyan-Gurevitch MiG-21 soviétique. À sa différence l’avion de conception franco-britannique n’est pas (encore) considéré comme un cercueil volant. Pour autant il commence à se traîner quelques casseroles.
Il faut souligner que cet exemplaire détruit dans le crash avait été produit localement par HAL.

L’accident s’est déroulé durant un vol d’entraînement à basse altitude à deux avions. Le second ayant orbité autour de la zone où le parachute du pilote a été repéré. Très vite des hélicoptères de l’Indian Air Force et de l’Indian Army ont été dépêchés et le pilote récupéré.
Transporté à l’hôpital pour examens il en est ressorti quelques heures plus tard sans séquelle.
Il a pu être entendu par les enquêteurs.

Si les contours de l’accident demeurent encore assez flous les médias indiens parlent désormais d’un péril aviaire. L’avion aurait donc ingéré un ou plusieurs volatiles durant son vol ce qui aurait eu pour conséquence d’obstruer les entrées d’air d’un ou des deux réacteurs du Jaguar IS et donc de causer son écrasement. C’est un phénomène malheureusement bien connu en aéronautique, responsable par exemple en 2015 de la destruction d’un Mirage F1 marocain. La plus part des aéroports et bases aériennes prennent d’ailleurs ce risque très au sérieux.

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4 COMMENTAIRES

    • Il est surtout possible que la qualité de l’assemblage des structures soit moins bien maitrisée et lors d’un assemblage sous contrainte la cellule vieilli plus rapidement.

        • C’est effectivement -et malheureusement- le cas, maints appareils (avions / hélicos) achetés à l’étranger et assemblés sous licence par HAL sont suspectés d’avoir connu ou de connaitre encore des problèmes qualitatifs, certains causant des accidents graves. Le transfert de technologie ne fait pas tout pour posséder un appareil fiable.

          Cela dit ne jetons pas la pierre trop vite, car si péril aviaire avéré, qu’il fut assemblé par HAL ou SEPECAT ce Jaguar aurait de toute façon été en situation critique.

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