Cette fois-ci, ça y est le remplacement à venir des Bell TH-57B/C Sea Ranger est acté ! Ce lundi 28 janvier 2019 l’US Department of Defense a officiellement lancé le programme TH-XX visant à fournir cent trente nouveaux hélicoptères d’entraînement à l’US Navy et l’US Marines Corps. C’est à l’horizon 2023 que les premiers exemplaires devront entrer en service, les derniers étant attendus pour 2025. Trois hélicoptéristes se sont d’ores et déjà fait connaître aux autorités fédérales américaines.

En fait depuis un peu plus de deux ans déjà nous avions abordé avec vous ce programme sans que celui-ci ne soit officiellement formalisée. Sauf que maintenant nous connaissons son contenu.
Et le moins qu’on puisse dire c’est que les experts américaines ne se sont pas franchement mouillés : le futur hélicoptère devra permettre de réaliser toutes les phases d’entraînement, de la plus basique à la plus évoluée de jour comme de nuit. Il devra en outre être doté d’un cockpit de nouvelle génération intégrant les écrans LCD et permettant ainsi de former les équipages aux futurs hélicoptères de combat maritime. Il est à signaler que la succession des Sikorsky MH-60R Seahawk n’est pas officiellement encore à l’ordre du jour au Pentagone. Pour le reste on est dans le flou.

Et la principale absence dans le programme TH-XX et sur lequel les constructeurs n’ont pas tardé à s’engouffrer c’est la motorisation. Bien sûr pourtant il est clairement stipulé que le futur hélicoptère devra être propulsé par turbine. C’est le nombre qui en est absent, une seule ou deux ? Rien n’est spécifié ! On va dire que ça tombe bien pour les challengeurs.

Car les trois hélicoptéristes engagés pour l’instant proposent les deux : des hélicoptères monoturbines et biturbines. Dans le premier cas ce sont les Bell 407GXi et Leonardo TH-119 tandis que dans le second ce sont les Airbus Helicopters H135 et Bell 429 Global Ranger.

Du coup on pourrait penser que l’hélicoptériste nord-américain part largement favori avec ses deux machines proposées, mais pas forcément. Aux États-Unis des voix se font déjà entendre dans les couloirs du Congrès pour souligner que la proposition d’Airbus Helicopters est largement la plus intéressante. Alors certes les lobbyistes du constructeur européens doivent bien faire leur boulot mais il faut souligner que plusieurs alliés de l’Amérique utilisent déjà cette machine pour l’entraînement et avec un succès réel : l’Allemagne, l’Espagne, l’Irak et le Royaume-Uni pour ne citer qu’eux.

Un cas est particulièrement scruter, celui de la Royal Australian Navy qui a la particularité d’utiliser deux des quatre prétendants : le Bell 429 comme hélicoptère de formation basique et l’Airbus Helicopters H135 pour la formation intermédiaire et avancée.
Or une possibilité du tout biturbine est envisagé depuis longtemps par les marins américains.

Les autres potentiels constructeurs ont jusqu’au mardi 2 avril 2019 pour se faire connaître. Et il n’est pas exclu que des hélicoptéristes comme Enstrom ou MD Helicopters fassent cette démarche. On parle même d’un double «billet» pour Airbus Helicopters qui pourrait ajouter à sa proposition  un monoturbine. L’avenir nous le dira. C’est au début de l’été 2020 que le vainqueur sera connu, ou peut-être les deux.

Photo © US Navy.

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