C’est un des récents hauts faits d’armes des pilotes français engagés contre l’autoproclamé État Islamique en Syrie. Au cours de la première moitié du mois de décembre 2018 les pilotes et équipages de Dassault Aviation Rafale B/C de l’Armée de l’Air ont appuyé leurs alliés des forces démocratiques syriennes dans la reprise de la ville de Hajine dans l’est du pays. Au moyen de frappes ciblées la force Chammal a permis aux combattants syriens de totalement libérer cette ville du joug djihadiste. Des opérations qui ont nécessité une coordination parfaite entre troupes au sol, aviateurs dans les airs, et services de renseignement.

Avant que ce raid aérien ne puisse avoir lieu il fallait impérativement pour la coalition internationale et notamment pour la France s’assurer qu’aucun civil ne se trouvait dans la zone. En effet acculées par les forces démocratiques syriennes les troupes de l’autoproclamé État Islamique s’étaient réfugié dans l’ancien hôpital de la ville de Hajine. Fortifié par les soins des terroristes le bâtiment s’était transformé en véritable blockhaus taille XXL. Selon les services de renseignement alliés plusieurs dizaines de djihadistes y étaient réfugiés, lourdement armés.
Pour autant l’ancien hôpital avait totalement perdu son rôle médical.

Il semblerait bien qu’au moins un survol de drone de reconnaissance ait eu lieu avant d’engager les avions de combat français. Le 7 décembre 2018 une patrouille de Dassault Aviation Rafale B/C de l’Armée de l’Air a donc décollé de la base aérienne projetée en Jordanie. Armés de bombes à guidage GPS et/ou laser de factures françaises A2SM ils ont pu appuyer au plus près les troupes alliées.
L’attaque de bâtiment en dur est en effet une des spécialités des équipages français avec ce type de munition. Une habitude née de ce conflit si particulier contre les forces de Daech.

Une fois le bombardement réalisé, et visiblement réussi au plus haut niveau, les forces d’interventions des troupes démocratiques syriennes ont pu prendre d’assaut les débris de l’ancien hôpital. Selon plusieurs source la quasi totalité des combattants ennemis a été neutralisée.
Le bâtiment était devenu un poste de commandement et un entrepôt d’armement majeur pour les dernières forces ennemis dans cette région de la Syrie.

Alors pourquoi ne vous le relater qu’un mois après les faits ? Car il nous fallait recueillir le maximum d’informations pour être sûr qu’elles soient le plus fiable possible. En un seul raid aérien l’Armée de l’Air a porté un coup fatal aux dernières forces djihadistes présentes dans ce secteur.

Photos © Armée de l’Air

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