C’est un pas important dans l’aventure technologique de l’avion de combat français. Ce mercredi 6 février 2019 le premier biréacteur Rafale a été remis à l’émirat du Qatar par Dassault Aviation à l’issu d’une cérémonie organisée dans son usine girondine de Mérignac. Trente-cinq autres exemplaires suivront dans les mois et années à venir afin de satisfaire aux exigences des deux contrats signés entre 2015 et 2017. Selon l’avionneur ce marché n’a subi aucun retard !

Et donc logiquement c’est un Rafale DQ biplace qui a été livré en premier, permettant ainsi de peaufiner la formation des équipages déjà très largement entamée en France. Pour mémoire ce sont trente-six avions de combat qui ont été acheté par les Qataris afin de permettre de maintenir la Qatar Emiri Air Force à un haut niveau d’équipements. Les vingt-quatre premiers ont été achetés en mai 2015 tandis qu’en décembre 2017 cette petite mais très riche force aérienne validait une option posée sur douze exemplaires supplémentaire.

Dans son discours Eric Trappier, le patron de Dassault Aviation, a souligné que cette première livraison d’un Rafale au Qatar est aussi l’aboutissement d’une certaine fidélité de ce puissant émirat à l’avionneur français. Rappelons-nous qu’il fait actuellement voler six Alpha Jet et une grosse dizaine de Mirage 2000-5 monoplaces et biplaces. Ces derniers doivent d’ailleurs laisser la place aux Rafale dans l’arsenal qatari.
Pourtant croire que c’est là le seul fournisseur majeur de la Qatar Emiri Air Force serait une grave erreur. Elle sait aussi se diversifier et «aller voir ailleurs» quand il le faut. Preuve en est avec ses contrats signés avec Airbus Defense & Space et Boeing autours respectivement des Typhoon et F-15QA.

Cette livraison est donc assurément un fait industriel important pour Dassault Aviation mais une forme de non-évènement au Qatar où l’aéronef français n’est qu’un avion de combat attendu parmi un lot de trois types différents. D’ailleurs les médias locaux ont à peine couvert la cérémonie de Mérignac.

Photo © Dassault Aviation.

 

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7 COMMENTAIRES

    • bonsoir Dimitri. Plus qu’un soutien diplomatique, c’est surtout l’achat du droit de faire n’importe quoi en France, tout racheter, se mêler de tout. L’or noir n’est pas éternel, autant avoir un terrain conquis  » outside  » !

      • Et oui, eux mêmes le savent très bien que leur or noir n’est pas éternel, alors ils utilisent une partie de cet argent pour investir un peu partout et préparer l’après pétrole, même si chez eux c’est surtout le gaz, et préserver au mieux leurs train de vie démesuré.

      • Olivier 15 vous allez faire s’il vous plait attention car ici votre propos n’a rien d’aéronautique. Que vous ayez un quelconque ressenti envers le Qatar est pleinement votre droit mais vous n’êtes pas ici sur un site politicien mais aéronautique. À l’avenir s’il vous plait n’oubliez pas cela.

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