La Royal Australian Air Force n’en finit plus de se moderniser. Et le dernier écueil en date est la décision du ministère australien de la défense de mettre à la retraite fin 2019 sa cinquantaine d’avions d’entraînement primaire et intermédiaire Pilatus PC-9. En fait depuis un an et demi la RAAF dispose de PC-21 plus récents conçus par le même avionneur. Il est envisagé en Australie que ces monomoteurs à turbopropulseur soient revendus sur le marché de seconde main une fois leur retrait effectif.

Entrés en service entre 1987 et 1989 les cinquante-neuf Pilatus PC-9A avaient été pour la plus part d’entre-eux assemblés à partir de kits suisses voire construit localement sous licence. C’est en effet l’avionneur local De Havilland Australia qui s’était chargé de cette fonction. Au fil des ans ces avions avaient d’ailleurs été modifiés les rendant notamment aptes aux missions de tractages de cibles ou encore à l’entraînement aux missions de contre-mesure électronique.
Seulement voilà depuis août 2017 et l’entrée en service des vingt-deux premiers Pilatus PC-21, sur un total là encore de cinquante-neuf machines commandés, les PC-9 accusent leur âge. Et ce malgré justement cette polyvalence acquise au fil des ans.

Pilatus PC-21, les successeurs des PC-9 en Australie.

Cette mise à la retraite est donc annoncée effective par le ministère australien de la défense pour le mois de décembre 2019 sans cependant préciser la semaine exacte. Et d’ores et déjà des pistes sont étudiés afin de les revendre d’occasion. Des sociétés privés de sécurités et de défenses américaines (les fameux contractors) se seraient déjà faites connaître afin d’en racheter. Il faut dire que le PC-9 est l’avion de base qui a permis le développement du Beechcraft T-6 Texan II actuellement en dotation dans les rangs de l’US Air Force et de l’US Navy. Les forces aériennes croates, tchadiennes et thaïlandaises se disent également intéressés par les avions australiens afin de renforcer leurs propres flottes aériennes.

Photos © Royal Australian Air Force

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3 COMMENTAIRES

  1. En 2017, l’Aviation royale canadienne octroyait un contrat de modernisation de sa flotte de CT-156 Harvard II. Donc aucun besoin d’avion de remplacement.

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