Le petit biréacteur français de surveillance maritime détonne au milieu des Boeing P-8A Poseidon de l’US Navy. Depuis ce mercredi 13 mars 2019 un Dassault-Breguet Gardian appartenant à la Flottille 25F est détaché pour trois semaines sur la base japonaise de Kadena. Il ne s’agit nullement d’un exercice mais bel et bien d’une mission officielle dans le cadre du contrôle de l’espace maritime proche de la Corée du nord. Pour cela l’équipage français opérera sous contrôle de l’Organisation des Nations Unies.

Pour rejoindre l’archipel nippon l’équipage du Dassault-Breguet Gardian numéro 48 a dû parcourir 14000 kilomètres, en trois jours avec deux escales en Nouvelle-Calédonie et en Australie. Il faut dire en somme que le Japon est très loin de la Polynésie française et que ce biréacteur ne peut bien entendu pas être ravitaillé en vol. Une fois arrivé sur la base de Kadena l’avion a été parqué avec les appareils de patrouille maritime de l’aéronavale américaine. Il faut dire que sur cette immense implantation l’aéronef français risque de passer inaperçu, malgré sa cocarde et sa livrée exotique. On y trouve en effet des chasseurs, des avions de ravitaillement en vol, et même des AWACS aussi bien américains que japonais.

De toutes manières les marins français n’y sont pas pour parader. Leur mission est de contrôler l’espace maritime nord-coréen en application des directives de l’ONU. Il s’agit avant tout de s’assurer qu’aucun navire civil (et à fortiori militaire) ne vient tenter de contrer les différents embargos dont est frappée cette dictature très dure. Pour cela les femmes et les hommes de la Flottille 25F ne seront pas les seuls marins français présents dans la zone.
La Marine Nationale a en effet également déployé la frégate Vendémiaire afin de participer à cette mission très sensible. Pour mémoire ce bâtiment embarque un hélicoptère polyvalent Eurocopter AS.565 Panther.

On remarque derrière ce Gardian français un Poseidon américain.

Ce navire de guerre français ainsi que l’avion de patrouille Gardian doivent demeurer engagés dans les opérations onusiennes jusqu’à la première quinzaine du mois d’avril. Gageons qu’à aucun moment ces éléments n’auront à bander leurs muscles face à une quelconque menace de la dictature nord-coréenne. De l’avis général en France le petit biréacteur ultramarin de Dassault-Breguet est certainement la machine la plus adaptée à ce type d’opérations.

Photos © Marine Nationale.

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