Que font deux groupes aéronavales quand ils se rencontrent dans le Golfe ? Bah logiquement ils s’entraînent ensembles. Ce lundi 15 avril 2019 les porte-avions Charles de Gaulle et USS John C. Stennis, représentant donc respectivement la Marine Nationale et l’US Navy, ont participé à une série d’exercices conjoints à l’aide de leurs navires d’accompagnement et bien entendu de leurs aéronefs embarqués. Cela a notamment été le cas d’exercices de combats aériens entre pilotes américains et français. Une fois l’exercice terminé chacun des deux groupes a pu reprendre sa mission habituelle.

Aux côtés du porte-avions français on retrouvait notamment la frégate française Forbin et la frégate danoise Niels Juel. Les Américains eux articulaient l’exercice autour du porte-avions USS John C. Stennis avec le croiseur USS Mobile Bay et le destroyer USS McFaul. Quatre bâtiments de soutien très différents les uns des autres, tant par leur puissance de feu que par leur taille et leur masse. Ils ont notamment réalisé des séries d’exercice de tir de nuit, peu après 1 heure du matin ce lundi 15 avril 2019.
Il est à remarque que l’USS McFaul n’embarque aucun hélicoptère, à la différence notoire avec l’USS Mobile Bay et ses deux Sikorsky MH-60R Seahawk. Un type d’hélicoptère qui d’ailleurs est également embarqué par la frégate danoise. De son côté le bâtiment français engageait son NHIndustries NH-90 NFH Caïman.

Mais surtout cette journée d’exercices a été l’occasion pour les pilotes des Boeing F/A-18E/F Super Hornet américains et Dassault Aviation Rafale M de s’exercer ensembles aux opérations air-air. Cependant aucune simulation de frappe aérienne, ils «se sont contentés» de s’entraîner aux procédures air-air, les uns tentant d’intercepter les autres et vice-versa.
Un exercice qui a cependant très vite ses limites tant les méthodes américaines et françaises sont proches dans le domaine.

Belle démonstration de force aéronavale.

Ce début de semaine a aussi été forcément l’occasion pour des échanges entre les équipages américains, danois, et français. Une série d’exercices à faible coût qui est appelée à se rejouer dans les semaines et mois à venir. Ce type d’entraînement est beaucoup plus facile et moins contraignant que les grandes manœuvres navales et aéronavales parfois organisées dans l’Atlantique ou le Pacifique.

Photos © US Navy.

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5 COMMENTAIRES

    • Tout est expliqué dans l’article : les avions se sont entraînés en mode air-air et les navires ont fait de la guerre navale simulée. Je ne vois pas quoi ajouter ?

  1. Merci Arnaud,
    j’apprécie beaucoup la photo d’illustration de l’article.
    Je suis surpris que le « Charles » porte déjà des stigmates si marqués de la vie en mer (les traces de rouilles conséquentes au niveau des ascenseurs) alors qu’il sort juste de grande visite…

    Question : Sait-on si des F18 ont « touché » sur le Charles de Gaule, ou si des Rafales M ont apponté sur le « Stennis » ?

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