Désormais donc la phase finale de ce contrat est en ligne de mire. Lancé il y a quelques mois maintenant le marché de remplacement des onze plus anciens Lynx Mk-99 s’annonce particulièrement coriace pour les deux derniers concurrents encore en lice. L’affrontement se fera donc entre le Seahawk américain et Wildcat européen, avec semble t-il une forte préférence pour le second. La Republic Of Korea Navy doit rendre sa copie et déclarer le vainqueur au plus tard à la fin de l’année.

Pour mémoire avec deux lot de onze exemplaires chacun livrés entre 1991 et 1992 pour le premier puis 1999 et 2001 pour le second la Corée du sud est un des principaux utilisateurs de l’hélicoptère de combat naval Westland Lynx. Seulement voilà cet hélicoptère devient vieillissant et les exemplaires du premier lot devront bientôt quitter le service actif après trente ans de bons et loyaux services.
Il faut dire qu’avec la puissante flotte de sous-marins nord-coréens à propulsion diesel ils ont fort à faire. Depuis le début des années 1990 ils pourchassent donc les submersibles de classe Romeo, Yono, et Yugo (cette dernière étant désormais retirée du service) ou encore les plus récentes classes Golf et Sinpo. Les Lynx sud-coréens sont communément considérés comme étant parmi les hélicoptères anti-sous-marins les plus souvent engagés en opérations. Forcément ça use.

Et leur remplacement est autant militaire que diplomatique. La Corée du sud doit contenter autant ses alliés américains qu’européens. Or ça tombe bien c’est un hélicoptère de chacune de ces puissances qui est encore en lice. D’un côté nous avons le Sikorsky MH-60R Seahawk et de l’autre le Leonardo AW.159 Wildcat. Et pour une fois ce n’est pas le premier le favori mais le second, la Republic Of Korea Navy alignant actuellement huit machines de ce type depuis ses navires de guerre.
Avant d’avoir ce duel classique entre deux hélicoptères très efficaces dans leur genre les Sud-Coréens ont du éliminer notamment Airbus Helicopters qui proposait le Panther et Kamov avec son Ka-32. Les hélicoptéristes chinois n’étaient évidemment pas en compétition, car considérés comme de potentiels fournisseurs de la Corée du Nord.

Le marché porte au final sur douze hélicoptères pour un contrat avoisinant les 800 millions d’euros. Les premières machines devront être livrés à l’horizon 2021, soit pile trente ans après les premiers Lynx Mk-99.
D’ores et déjà la marine sud-coréenne annonce qu’elle devra d’ici l’année prochaine trouver un successeur à ses cinq hélicoptères d’entraînement et de liaisons, qui ne sont rien moins que d’increvables Alouette III de facture française. Mais ça c’est une autre histoire !

Photo © Republic Of Korea Navy.

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2 COMMENTAIRES

  1. Le pistage d’un soum diésel-électrique en mode silencieux n’est pas une mince affaire. La marine sud-coréenne étant déjà rompue avec le matériel made in Europe, il serait sage de choisir un successeur de même provenance.

  2. Je pense de même.
    L’AW-159 a été conçu sur mesure pour les utilisateurs du Lynx souhaitant remplacer ces derniers, Fleet air Arm et Army air Corps britanniques à l’origine, et tout a été pensé pour faciliter la tâche, tant sur le plan humain que logistique : gabarit identique, qualités de vol et performances globalement similaires, sans parler des nombreuses similitudes au niveau ergonomique et mécanique. Bref même si la machine est totalement nouvelle, les personnels volants et rampants n’y sont malgré tout pas aussi étrangers que s’ils réceptionnaient un nouveau type d’aéronef.
    Et ça, les armées y sont sensibles.

    Comme Séoul utilise déjà le Wildcat à hauteur de 8 exemplaires, ça ne serait que pure logique que le second lot d’hélicos ASW porte sur ce même appareil. Le copinage politique avec les alliés est une chose, les réalités opérationnelles en sont une autre : utiliser 2 micro-flottes d’hélicos de type différent est une aberration en terme de coûts, et outre cela, il est bon d’ajouter que les bâtiments antisousmarins de la marine Sud-Coréenne les plus récents (destroyers KDX-3 et frégates FFX) ont été dimensionnés pour le Lynx, donc opter pour un appareil bien plus gros qu’est Seahawk obligerait à une modification du hangar desdits navires, ce qui n’est pas une mince affaire -et que le Wildcat ne nécessite évidemment pas (source Defensenews).
    Je pense que ça sent bon pour l’appareil européen.

    Pour finir, une très belle vidéo des Wildcats Sud-Coréens, utilisés aussi en attaque anti-navire légère dirait-on : https://www.youtube.com/watch?v=evfy2-0FpmE

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