L’annonce a été faite ce mercredi 15 mai 2019 par Vladimir Poutine lui-même. Le dirigeant russe a déclaré que son pays était prêt à commander un total de soixante-seize avions de combat de nouvelle génération Sukhoi Su-57. Pour autant il est resté très évasif sur le moment où cet achat sera validé, laissant comme date butoir l’année 2028. Il faut savoir que les retards de cet avion furtif sont devenus aussi légendaires que ceux du Lockheed-Martin F-35 Lightning II américain.

Les militaires russes ont donc désormais environ neuf ans pour confirmer cette volonté politique de disposer en Russie d’une véritable flotte d’avions furtifs. Car ces soixante-seize Sukhoi Su-57 permettront à la force aérienne russe de revenir dans le concert des nations aéronautiques. Pour mémoire cependant n’oubliez pas que cet avion n’est toujours pas opérationnel, malgré le joli coup de propagande tenté au-dessus de la Syrie.

Les raisons avancées sur cette commande surprise annoncée par Poutine seraient d’ordre économiques. Les équipementiers et sous-traitants russes travaillant sur le programme de l’avion furtif seraient arrivés à un compromis permettant une réduction d’environ 20% des coûts de fabrication. Ce qui dans l’aéronautique contemporaine est particulièrement exceptionnel. De ce fait la commande prévue par le pouvoir russe peut être gonflée.
Initialement on parlait de seize à dix-huit avions, et donc désormais de soixante-seize ce qui est tout de même une sacrée augmentation.
À un mois du salon du Bourget c’est un argument marketing massue pour Sukhoi. Son avion furtif pourrait d’ailleurs y ravir la vedette aux machines occidentales, si sa présence est confirmée.

Pour autant soixante-seize avions furtifs dans un arsenal ce n’est pas si énorme que ça. Certes c’est soixante-seize machines de plus qu’en service en France mais à terme c’est bien moins que les F-35A/B achetés par le Japon ou le Royaume-Uni. Pourtant ces deux pays sont bien plus petits que la Russie. Il faut donc en sommes relativiser l’importance de cette commande qui bien qu’importante n’est pas non plus le contrat du siècle. Elle permettra juste, une fois officiellement passée, à la Russie de rattraper près de 30 ans de retard sur son adversaire américain.

Photo © Keypublishing.

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3 COMMENTAIRES

  1. Oui Arnaud la Russie est un grand pays mais son PIB est la moitié de celui du Royaume uni et le tiers de celui du Japon. Petits mais costauds les archipels.

  2. Comme disent les américains: « I’ll believe it when I see it ». La Russie fait beaucoup d’annonces et au final peu se concrétisent. Je me rappelle des 6 porte-avions ou encore des 2300 tanques du type Armata (uniquement pour la période 2015-2020).
    Ici le chiffre avancé semble au moins réaliste.

  3. Que de bruit autour de l’ex URSS… Pardon la Russie ! Laissez donc vos réminiscences de guerre froide de côté 2 minutes… Je pense moi que cet appareil est très intéressant… Et dans un pays qui s’est effondré et où quasiment tout le savoir industriel et technologique s’est perdu, ça ne doit pas être facile de faire bonne figure auprès de L’OTAN… Alors on nous sert une néo guerre froide avec ses Russes vindicatif et les Américains protecteurs du monde…
    Moi dans tout ça j’aimerais voir plus de caractéristiques techniques de cet avion et non des pseudo analyses propagandistes d’un bord ou de l’autre…
    Air power a sorti un numéro sur le SU 57 FRAZOR… Je l’achète demain !!!

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