L’exploit est à la hauteur des attentes qu’il avait suscité. Ce dimanche 4 août 2019 au matin le Français Franky Zapata a réalisé la première traversé de la Manche à l’aide de sa machine volante nommée Flyboard. En 22 minutes et moyennant un ravitaillement en carburant réalisé sur un bateau il a réussi son pari, se hissant désormais au niveau des grands noms de l’aviation. Effacé son échec du 25 juillet dernier, cette fois l’homme est entré dans l’histoire aéronautique.

Les Français l’ont réellement découvert le dimanche 14 juillet 2019 lorsqu’il a démontré les qualités de sa machine au-dessus de la place de la Concorde à l’occasion du défilé de la Fête Nationale. Trois semaines plus tard c’est véritablement l’exploit pour tous les passionnés d’aviation que nous sommes.

Il est 8 heures 17 quand Franky Zapata décolle de sa petite structure métallique installée à Blériot-plage, là même ou l’aviateur éponyme réalisa sa célèbre traversée de la Manche en 1909. Le ciel est dégagé, le vent très faible, une situation météo idéale. Et très vite les deux petites turbines de sa machine sont poussées au maximum. Sous lui des centaines de curieux et de passionnés mais également beaucoup de journalistes. Très vite il disparait des yeux.

La tension est à son paroxysme à ce moment là. Treize minutes après son décollage un premier ouf de soulagement quand on apprend que Zapata s’est posé sur le bateau de soutien et qu’il réalise son ravitaillement. Quelques secondes plus tard il redécolle. Et là encore il lui reste environ 18 kilomètres de distance avant qu’il ne réalise son rêve.

À 8 heures 39 Franky Zapata réalise son exploit, il pose son Flyboard à Saint-Marguerit bay en Angleterre ! Il vient de se hisser au niveau de Blériot, il est un des héros de l’aviation du 21ème siècle. Explosion de joie de l’autre côté de la Manche, à Sangatte, à Blériot-plage.

Outre donc l’exploit c’est véritablement l’avenir qui s’ouvre pour le Flyboard. Bien entendu l’engin volant ne sera pas encore un moyen de transport individuel. On est encore loin de Retour vers le Futur 2, et pour cause, il faudra gommer quelques détails. D’abord sa consommation en carburant, de l’ordre de deux litres du kilomètres et donc aussi le fait que la machine soit thermique. À terme pour des raisons d’éco-responsabilité il faudra envisager un Flyboard à propulsion électrique. Il n’est pas inenvisageable de penser que sous 15 à 20 ans on puisse voir de telles trottinettes volantes envahir les cieux de nos mégapoles du monde entier. En tous cas la science-fiction vient d’en prendre un sacré coup, c’est désormais de l’actualité et de la technologie.

Photo © Agence France Presse.

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15 COMMENTAIRES

  1. Oui bravo aux exploits sportif et technologique.
    Notons qu’il avait eu plein de bâtons dans les roues niveau administratif pour développer son projet, heureusement qu’il a la fibre patriote pour ne pas aller outre atlantique.
    Question autonomie, il faudrait peut-être penser aux surfaces portantes en croisière

    • Ce n’est pas la fibre patriote, James. L’armée française a cette fois été la plus rapide et a subventionné Zapata à hauteur de 1.3 millions d’Euros. Il avait déjà préparé ses valises ! Avec une somme comme ça, n »importe qui devient patriote ( ce dont je ne doute pas au sujet de Zapata, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit ! )

  2. Vu la zizanie que c’est en France rien qu’avec des pauvres trottinettes électriques, j’espère ne jamais voir de ces engins en libre-service.

  3. « on apprend que Zapata s’est posé sur le bateau de soutien et qu’il réalise son ravitaillement »
    Euuuuh donc il n’a pas vraiment traversé…. La traversée implique d’etre entièrement autonome. Comme Bleriot, Lindberg, etc.
    Cela n’enlève en rien au fait que c’est une belle avancée 🙂

      • Pourquoi faut-il toujours que des gens comme vous s’arrangent avec la réalité? C’est plus fort que vous c’est ça ?

        Si pour vous je pinaille alors pourquoi se souvient on encore aujourd’hui des aviateurs qui ont reussis les premieres traversées de mer, d’océan, de chaine montagneuse, de désert ?? Parce qu’ils ont tous montrés que c’était désormais possible. Ouvrant ainsi de nouvelles routes et de nouveaux horizons. Sans faire de stop. Sans faire de ravitaillement.

        Et meme si j’aime bien le flyboard il n’a pas – encore – fait une traversée en toute autonomie de la manche. Et ce n’est pas grave, ce n’est qu’une question de temps.

        • S’arranger avec la réalité ? Vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère. Mais bon qu’attendre de quelqu’un qui commente ainsi, sans doute rien… votre commentaire R2D2 n’a donc au fond aucun intérêt.

  4. pour la version électrique, on est pas à la veille que ça arrive : on ne peu violer les lois de la physique.
    un litre de carburant contient un peu moins de 10kw.h d’énergie, ce qui correspond à une grosse batterie d’utilitaire d’environ 20kg. pour tenir 10 minutes il faudrait embarquer 200kg de batteries sur un véhicule qui doit à peine en peser 100. déjà que sur une voiture qui n’a pas besoin de se sustenter l’autonomie est un vrai soucis, alors sur un engin volant par la seule force de ses réacteurs, on va vite se retrouver avec les mêmes compromis masse au décollage/autonomie/vitesse qu’avec les VTOL à réaction ou un hélico.
    les avions électriques ressemblent plus à des planeurs qu’à des jets, quant aux hélico élec, ils ont une charge utile très réduite en comparaison de leur masse, alors de là à mettre un pilote avec tout son équipement, il y a un pas qu’on est pas près de franchir.

    toutefois ça reste un engin fort sympathique, c’est juste qu’il risque de rester une curiosité au même titre que les prototypes américains des 60’s.

    • Je ne comprendrais jamais ce scepticisme teinté de conservatisme bien français vis à vis des nouveautés en aéronautique. On s’étonne après que plus personne ne tente rien dans notre pays, mais votre commentaire desmolo nous prouve bien que les Français ont perdu toute capacité à voir en l’avenir des promesses d’évolutions positives. Les commentaires comme le vôtre sont navrant de pessimisme. Ça me rappelle ceux qui au début de 20ème siècle ne pariaient pas un kopeck sur l’aviation, lui préférant les aérostats !

    • Avec la techno des batteries actuelles oui, mais elle aussi va évoluer, notamment la techno des condensateurs qui possèdent un pouvoir massique proche de l’énergie fossile, il y a aussi la voie de l’H2 où le stockage ira vers plus de sécurité

  5. je vous parle de lois de la physique, pas de scepticisme franchouillard.
    je suis le premier à m’émerveiller devant les avancées technologiques, mais c’est pas demain la veille qu’on arrivera à faire tenir 10kw.h dans une batterie de téléphone, sinon on aurai déjà tous des véhicules électriques.
    je n’y suis pour rien si la moitié de la masse des véhicules électriques est occupée par les batteries.
    à l’heure actuelle et depuis pas mal de décennie, la seule source plus énergétique que le pétrole par unité de masse, c’est le réacteur nucléaire. vous conviendrez que ce n’est pas vraiment d’actualité d’en équiper des aéronefs.
    peut être qu’un jour on saura produire de l’hydrogène à bas cout, mais c’est pas encore dans les rayons alors qu’on cherche depuis un demi siècle.
    je me contente d’apporter ma connaissance sur ce sujet, en souhaitant échanger avec autant de plaisir que j’ai à lire vos article, j’aurais pas dû, excusez moi de vous avoir dérangé.
    .

    • Vous ne dérangez pas mais je remarque que vous n’acceptez pas vraiment la contradiction. Donc votre avis vaut parole d’évangile, il faudra qu’on s’en souvienne : vous êtes un expert ! Le tout c’est de le savoir. Ne pas contrarier desmolo, lui sait. 🙂

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