Six mois déjà qu’il fait des ronds dans l’eau face aux côtes de la république islamique pour un résultat assez discutable. En cette première moitié de novembre 2019 le remplaçant du porte-avions américain USS Abraham Lincoln sur les eaux de la mer d’Arabie est connu, ce sera l’USS Harry S. Truman. Mais ce dernier, encore retenu à Norfolk, ne sera pas sur place avant au plus tôt début décembre. D’ici là les femmes et les hommes de son bord doivent continuer de faire pression sur l’Iran, sans que celle-ci ne semble pour le moins déstabilisée.

Sous bonne protection l’USS Mason sur le départ.

On a clairement l’impression que l’US Navy à des millions de dollars à jeter en l’air tant sa mission n’intéresse plus personne, et surtout pas la première concernée : la république islamique d’Iran. Malgré la présence de son porte-avions et de ses 90 aéronefs au large l’Amérique de Donald Trump n’arrive pas à forcer l’Iran à respecter ses engagements sur le nucléaire civil et encore moins sur l’enrichissement à vocation militaire. À croire que les gardiens de la révolution ont compris qu’ils n’ont finalement rien à craindre des sautes d’humeurs de l’actuel locataire du bureau ovale.
Pis le Pentagone a décidé d’alléger la flottille de navires qui accompagnent l’USS Abraham Lincoln. Au revoir donc les destroyers USS Bainbridge, Mason, et Nitze ont pris le chemin de Norfolk. Seul le croiseur lance-missile USS Leyte Gulf demeure au plus près du porte-avions.

Sur les quais de la base navale de la côte est américaine les équipages de ces trois destroyers vont croiser celui de l’USS Harry S. Truman. Ce porte-avions aurait du venir relever l’USS Abraham Lincoln depuis plusieurs jours déjà. Mais suite à une importante panne électrique il a été retenu à quai, au grand dam des femmes et des hommes engagés en mer d’Arabie. Et de leurs familles qui les attendent au pays.

En attendant donc les avions embarqués Boeing F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler continuent leurs missions, uniquement de jour puisque désormais les vols de nuit sont prohibés. Le tout sous le contrôle de l’équipage d’un des deux Grumman E-2C Hawkeye déployés à bord. Mais de plus en plus les avions d’armes volent avec un minimum d’armement.

Désormais même les avions de patrouille maritime Boeing P-8A Poseidon ne se hasardent plus dans la zone, sauf sous escorte de chasseurs. Le Pentagone craint de revivre la mésaventure de son drone-espion Northrop-Grumman MQ-4C Triton abattu au-dessus du détroit d’Ormuz, mais cette fois avec un avion piloté voire habité.

EA-18G Growler à l’appontage sur le pont de l’USS Abraham Lincoln.

Selon plusieurs médias américains (plutôt pro-démocrates) le moral à bord de l’USS Abraham Lincoln serait au plus bas. Il faut dire que la relève a déjà été annoncée il y a quelques mois sans qu’elle ait lieu. On comprend alors que les marins américains en aient marre de ne servir finalement à pas grand chose. Reste à savoir si le sort de leurs collègues de l’USS Harry S. Truman sera très différent… seul l’avenir nous le dira.

Photos © US Navy.

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