C’est en grandes pompes que le secrétaire général Jens Stoltenberg a officialisé l’entrée en service de l’avion sans pilote. Ce vendredi 17 janvier 2019 une cérémonie marquait le début de carrière du premier drone-espion Northrop Grumman RQ-4D Global Hawk appartenant à l’OTAN. Un aéronef de reconnaissance stratégique dont les missions seront surtout tournées autour de la Russie et du Moyen-Orient. Pour autant l’organisation atlantiste n’a pas encore réglé toutes les questions diplomatiques autour de lui.

Le drone AGS en vol.

Il aura donc fallu moins de deux mois entre la livraison du drone et son entrée en service opérationnel. Sur la base aérienne de Sigonella le Northrop Grumman RQ-4D Global Hawk peut désormais prendre les airs et renseigner l’organisation comme bon semblera à son commandement militaire autant qu’à son secrétariat général. Alors assez logiquement c’est sans doute vers les frontières russes, et même peut-être au-delà que l’avion sans pilote volera le plus fréquemment.
Les cieux du Moyen-Orient risquent également de lui être habituels. L’actuelle crise entre les États-Unis et l’Iran va sans doute lui donner matière à réaliser des vols.

Mais avant de pouvoir prétendre à œuvrer à très haute altitude le drone a été la vedette d’une cérémonie orchestrée par Jens Stoltenberg, le patron de l’OTAN. Baptême officiel, discours, et petits fours étaient au rendez-vous dans un hangar de la base italienne. Et était présent un aréopage de généraux et de décideurs diplomatiques et politiques venus des quinze pays partenaires du programme AGS. C’est en effet lui qui coordonne l’action de ce drone et de ceux à livrer. Les grands absents étaient britanniques, espagnols, et français. Logique nos trois pays ne participent pas à cette aventure.

Il y a « fiesta » sur la base de Sigonella.

Et c’est d’ailleurs une épine dans le pied atlantiste. Car comme pour son vol de livraison ces trois espaces aériens sont aujourd’hui encore fermés à ce drone stratégique. Mais la situation semble s’arranger entre l’OTAN et Madrid. Un accord pourrait intervenir dans les semaines qui viennent. On ne peut pas en dire autant de Londres et de Paris.
Et pour cause : la France et le Royaume-Uni disposent de leurs propres moyens aéroportés de renseignement, ils n’ont donc pas besoin de ce Global Hawk. De là à penser que Britanniques et Français craignent en plus que l’organisation ne veuille les espionner, il n’y a qu’un pas. Que nous ne franchirons pas.

Photos © OTAN.

 

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