L’aventure de cette compagnie aérienne allemande aura duré à peine 23 ans. Ce mardi 7 avril 2020 le groupe Lufthansa a annoncé que le transporteur Germanwings met fin à ses activités. Outre-Rhin c’est le grand flou sur l’avenir des personnels de cette compagnie dont le nom était demeuré entaché par le drame du 24 mars 2015 dans les Alpes françaises. Plusieurs causes sont à l’origine de cette disparition de compagnie.

Des compagnies aériennes qui disparaissent cela arrive finalement assez fréquemment. Et Germanwings n’est pas la plus connue d’entre-elles. Aux États-Unis les disparitions des mythiques TWA en 2001 et surtout Pan-Am dix ans plus tôt ont été bien plus marquantes.
Là en fait ce qui peut surprendre c’est que le transporteur à bas coût appartenait au groupe Lufthansa, un des plus solides économiquement dans le monde.

Alors certes depuis l’automne 2015 le géant allemand avait annoncé vouloir restructurer ses filiales à bas coût autour de la seule Eurowings. Germanwings était donc dès lors appelée à disparaitre. Mais sans doute pas de manière aussi brutale. Car il y a quelques semaines elle enregistrait encore des achats de billets en masse et desservait la plus part des aéroports de son catalogue.
Mais ça c’était avant.

Avant l’apparition du coronavirus Covid19. Et oui encore lui. Toujours lui depuis plusieurs semaines dans le monde, il est partout. La chute catastrophique des réservations dans l’aviation commerciale a d’abord impactée les transporteurs à bas coût. Une idée sans doute saugrenue voulait que les passagers soient moins en sécurité à bord de ces avions qu’à bord de ceux des «grandes compagnies». Germanwings a donc avant tout été victime elle-aussi de ce fléau pandémique.
Honnêtement en Europe les Airbus A319 et A320 de cette compagnie allemande demeuraient étroitement attachés au suicide du copilote Andreas Lubitz. L’image de marque de la compagnie en avait été profondément entachée auprès des clients européens.

En Allemagne les médias s’interrogent désormais sur ce qu’il adviendra des personnels de la compagnie. Seront t-ils repris par Lufthansa ou sa branche Eurowings ? Et quid aussi des trente-trois mono-couloirs Airbus ? Le géant allemand doit encore se prononcer sur ces sujets.

Photo © Keypublishing.

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1 COMMENTAIRE

  1. Avec la fermeture d’Air Berlin il y a deux ans, la liste commence à s’allonger outre-Rhin. Le nombre de compagnies dont l’activité est affectée par la crise du Coronavirus risque d’en laisser bien d’autres « Sur le carreau ».J’ai lu hier dans une revue économique que Lufthansa n’estimait pas pouvoir retrouver son niveau d’activité normale avant 4 à 5 ans…..C’est dire!!!

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