L’information est passée relativement inaperçue de ce côté ci de l’Atlantique nord. L’US Navy a qualifié son nouveau porte-avions pour les opérations aériennes après trois années de tests. Pour autant l’USS Gerald R. Ford devra patienter au moins jusqu’à l’été 2021 avant de mener sa première mission de guerre. Jusque là le Pentagone a d’autres objectifs pour lui.

C’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine pour la marine des États-Unis. Le premier touch-and-go d’un avion sur l’USS Gerald R. Ford remonte à juillet 2017. Et en presque trois années il s’en est passé des choses. Il a fallu mettre au point la fameuse catapulte électromagnétique et aussi la valider au début de cette année. Ensuite de quoi il fallait qualifier le bâtiment à tous les aéronefs embarqués présents dans l’arsenal de l’US Navy. Tous sauf un : le Lightning II dans sa version Charlie. La marine américaine n’en possède pas encore assez pour cette tâche.
Pourtant à terme le porte-avions est appelé à opérer surtout avec cet avion furtif.

Magnifique livrée que celle de cet E-2D Advanced Hawkeye en opération sur l’USS Gerald R. Ford.

Navire numéro 1 du Carrier Strike Group 12 l’USS Gerald R. Ford embarquera dès lors les avions et hélicoptères du Carrier Air Wing 8 : les avions de combat Super Hornet des escadrons VFA-34 Blue Blasters, VFA-37 Bulls, VFA-97 Warhawks, et VFA-213 Black Lions, et Growler de l’escadron VAQ-131 Lancers. Ils seront soutenus par les avions de veille radar Advanced Hawkeye de l’escadron VAW-124 Bear Aces et les avions-cargos Greyhound de l’escadron VRC-40 Rawhides. Enfin les hélicoptères de combat naval Seahawk de l’escadron HSC-9 Tridents et les hélicoptères de soutien opérationnel Knighthawk de l’escadron HSM-70 Spartans.

Pure impression de puissance pour ce Super Hornet lancé depuis l’USS Gerald R. Ford !

Pour autant cela ne pourra pas avoir lieu avant au plus tôt juillet 2021. Car d’ici là l’USS Gerald R. Ford va jouer les salles de classes flottantes. Le porte-avions sera utilisé autant pour qualifier ses futurs pilotes que pour recevoir les stagiaires américains et étrangers, et notamment français, qui apprennent l’art du catapultage et de l’appontage sur Goshawk. D’ailleurs ce type d’avion-école a été récemment qualifier pour opérer avec la fameuse catapulte nouvelle génération du porte-avions.
Dans le même temps il manœuvrera avec l’USS Theodore Roosevelt et son groupe aéronaval. Cependant en raison des nouvelles règles sanitaires les échanges entre les aéronefs des deux bâtiments seront réduits au strict minimum.

Outre les personnels volants c’est l’équipage de conduite et de soutien du bâtiment qui va devoir s’entrainer. Actuellement celui-ci ne dépasse pas les 2700 femmes et hommes. En opérations de guerre il atteindra les 4540 personnes, équipage des aéronefs compris.
Surtout l’US Navy insiste sur le fait qu’un membre d’équipage de porte-avions de classe Ford doit désapprendre tout ce qu’il a appris à l’époque où il travaillait sur un porte-avions de classe Nimitz. Ce sont résolument deux classes de navires très différents.

On l’oublie souvent mais tel ce MH-60S Knighthawk les hélicos ont leur place sur un porte-avions.

À coup sûr les membres de l’équipage de ce géant des mers vont compter les jours qu’il leur reste avant de pouvoir se lancer dans leur première patrouille sur les océans du globe.

Photos © US Navy

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