Plus de peurs que de mal fort heureusement dans cet accident. Ce mardi 20 octobre 2020 au matin un avion de combat Boeing F/A-18E Super Hornet s’est écrasé près de la base aéronavale de China Lake dans le désert californien. Le pilote qui a réussi à actionner l’éjection de son siège s’en est sorti sans dommage. Des zones d’ombre cependant existent encore, un peu moins de 24 heures après l’accident.

C’est à 10 heures 10 du matin, en heure locale, que l’accident est survenu. Pour une raison encore inconnu le chasseur multi-rôle embarqué de l’US Navy a décroché à la verticale de l’autoroute californienne 174 dans le comté de Kern. Ne pouvant redresser son Boeing F/A-18E Super Hornet le pilote a décidé de s’éjecter. L’avion est tombé à quelques dizaines de mètres de l’axe routier sans causer de dégâts particulier, en dehors du fait qu’il a évidemment été pulvérisé à l’impact. La circulation autoroutière a été interrompue une partie de la journée.

Un hélicoptère de sauvetage Sikorsky MH-60S Knighthawk a été dépêché sur zone afin de récupérer le pilote et de l’emmener au centre médical de NAS China Lake. Un périmètre de sécurité a été mis en place tandis que les agents fédéraux du National Transport Safety Board et du Naval Criminal Investigation Service se déployaient afin de mener l’enquête.

Jusque là rien d’inhabituel puisque c’est la marche à suivre normale en cas de pareil accident. Non ce qui surprend c’est le peu de transparence de l’US Navy, et plus largement du Pentagone, autour de l’avion lui-même et de son unité de rattachement. Hormis le modèle on sait juste qu’il venait de NAS Lemoore et réalisait un exercice de tir à munitions réelles sur NAS China Lake.
Aucune unité de rattachement n’a été révélée, et le souci c’est qu’à NAS Lemoore des escadrons évoluant sur Super Hornet monoplaces il y en a rien moins que seize !

Ce manque de transparence étonne, pour ne pas dire interroge, de la part d’une US Navy habituellement bien plus prompte à communiquer. Du coup on se demande si le pilote est vraiment aussi indemne que le précise l’US Department of Defense et si en lieu et place d’un Super Hornet d’une unité de combat il ne s’agirait pas plutôt d’un avion de soutien aux essais en vol. Et là la présence à proximité de NAS China Lake prendrait tout son sens, ainsi que les maladresses de communication de l’aéronavale américaine.
Peut-être en saurons nous plus un de ces jours. Ou pas d’ailleurs.

Photo © US Navy

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