C’est une véritable armada aérienne russe qui a obligé le NORAD à faire décoller la chasse américaine ce lundi 19 octobre 2020. Ce sont d’abord quatre pistes radar qui ont été aperçu dans la zone d’identification aérienne des États-Unis, puis une cinquième, toute évoluant sans aucune forme possibilité d’identification. Immédiatement une patrouille de chasseurs Lockheed-Martin F-22A Raptor a pris les airs afin d’en avoir le cœur net. Bien évidemment il s’agissait d’avions militaires appartenant à la fédération de Russie, parmi lesquels deux bombardiers stratégiques.

Lorsque les chasseurs de l’US Air Force ont pris le cap vers leurs cibles ils étaient guidés par un Boeing E-3B Sentry du 962nd Airborne Air Control Squadron. L’AWACS appartenant lui-aussi aux forces américaines était déjà en vol et avait repéré quelques minutes plus tôt les échos en questions. Les contrôleurs aériens embarqués à bord de l’avion avaient déjà intimé l’ordre aux avions inconnus de s’identifier mais sans résultat. Ils volaient désormais au beau milieu de l’ADIZ, la zone d’identification de défense aérienne des États-Unis. Et surtout ils se rapprochaient de l’espace aérien souverain alaskéen.

Quand les deux Lockheed-Martin F-22A Raptor appartenant au 90th Fighter Squadron sont arrivés sur leurs objectifs ils se sont retrouvés nez à nez avec quatre avions d’armes porteurs des marquages de nationalité russes. Il s’agissait de deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-95 et de deux chasseurs de supériorité aérienne Sukhoi Su-35. Ces derniers faisaient office de chasseurs d’escorte et d’accompagnement.
Les quatre Bear et Flanker-E ne sont jamais rentrés dans l’espace aérien américain mais s’en sont suffisamment approchés dans des conditions telles que cela à nécessité le décollage en alerte des chasseurs furtifs. Les avions russes et américains ont ainsi volé rapprochés tout le long de la présence des quatre intrus. À aucun moment leurs transpondeurs ne se sont rallumés. Les pilotes russes n’ont d’ailleurs jamais daigné répondre aux appels radios de l’US Air Force et du NORAD.

Il en est tout autrement du cinquième avion, qui faisait lui aussi visiblement partie de la même mission. Alors que les Tupolev Tu-95 et Sukhoi Su-35 avaient quitté l’ADIZ des États-Unis une cinquième piste radar a été repérée. Par radio le NORAD lui a intimé l’ordre de s’identifier, et ô miracle cela eut lieu. Il s’agissait d’un AWACS russe Beriev A-50 opérant dans la zone.
Les deux F-22A Raptor n’ont donc pas eu à se rapprocher de lui.

Durant toute la mission un ravitailleur en vol Boeing KC-135R Stratotanker appartenant au 168th Air Refueling Squadron a soutenu l’action des trois avions américains. Si ce dernier dépend du 168th Wing de l’Air National Guard d’Alaska l’E-3B et les deux F-22A appartenaient eux à la même structure : le 3rd Wing. Ce dernier est partie intégrante des Pacific Air Forces.
Ces deux Wings ont pleinement l’habitude d’opérer conjointement quand il s’agit d’aller identifier des avions russes opérant transpondeur éteint.

Photo © NORAD.

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5 COMMENTAIRES

    • Sur le papier le F-22A Raptor a largement fait ses preuves. Laissons le bénéfice du doute au Flanker-E qui pourrait un jour s’avérer supérieur à l’avion américain entre de bonnes mains. Donc impossible pour moi de vous répondre Chuck, mes connaissances ne sont que trop parcellaires.

  1. Question pour les connaisseurs :
    A votre avis quelle était le fonction de l’AWACS russe Beriev A-50 ? Regarder ce qui se passait( la réaction des USA)?

    • Je n’ai qu’une vision amateur mais ça ressemble a de l’entrainement…
      Le A-50 qui passait là était surement en soutien/observation aux 4 avions russes, si il à pu renifler certaines choses ou observer le temps de réaction US, pourquoi pas mais c’est relativement habituel dans cette zone….

      Puis les F-22 devait être équipé de lentilles de luneberg…

      En gros, deux molosses qui aboient et se regardent dans les yeux mais ça va pas plus loin, c’est de bonne guerre,
      par contre l’autonomie des su-35s me surprend, bien que des infos manquent (configuration, route, etc…)

      Pour ce qui est du F22 vs Su35s, le meilleur est le pilote! C’est juste les 20ans d’écarts qui prouvent que les US ont une longueur d’avance.., (pas le même budget non plus)

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