On en sait un peu plus concernant l’avenir proche du biréacteur haut de gamme de Dassault Aviation. L’avionneur clodoaldien avance désormais une date fixe pour le début des essais de roulage de son tout nouveau Falcon 6X. C’est au cours de la semaine 50, donc dans désormais moins de deux mois, que l’avion sortira de son hangar d’assemblage de Mérignac. De quoi clairement envisager un vol inaugural entre janvier et février 2021.

Alors qu’il n’a donc même pas entamé ses essais de roulage, qui interviendront à partir du mardi 8 décembre 2020, le Dassault Aviation Falcon 6X est au cœur de toutes les attentes. Son assemblage n’est même pas totalement finalisé, malgré un début de travaux au printemps 2019. Mais le ralentissement de l’activité industrielle dans l’aéronautique en raison de la crise sanitaire du coronavirus a fortement impacté les usines de l’avionneur. Le Falcon 6X est donc resté à l’arrêt durant quelques jours.

Pour le célèbre constructeur français ce biréacteur très haut de gamme est pourtant vital. D’abord parce qu’il représente son avenir pour vingt à vingt-cinq années à venir et ensuite parce qu’il doit permettre d’effacer le douloureux souvenir du Falcon 5X. Pour mémoire ce dernier n’avait pas dépassé le stade du prototype.
La cible du Falcon 6X est très clairement le tout nouveau Gulfstream G600 apparu l’an dernier sur le marché d’affaire. Actuellement ce biréacteur américain n’a aucun réel concurrent, c’est pourquoi l’émergence d’un nouvel avion français est urgente.

À partir donc de ce mardi 8 décembre 2020 le compte à rebours sera lancé. Le premier vol sera dans toutes les têtes et avec lui le début réel des essais. En ligne de mire c’est la certification de type en Europe et aux États-Unis, attendue pour mi-2022. À ce moment là le nouvel avion ultramoderne pourra entrer officiellement en service et conquérir de nouveaux marchés. À terme il doit permettre de succéder au best-seller Falcon 2000 actuellement encore présent sur le catalogue de Dassault Aviation.
L’avionneur français réfléchit désormais à une version agrandie du Falcon 6X, sur le modèle de ce qu’est le Falcon 8X par rapport au Falcon 7X.

Illustration © Dassault Aviation.

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11 COMMENTAIRES

  1. Pour vous Arnaud ainsi que pour d’aitres.
    Le célèbre constructeur de voitures André Citroen disait qu’en période de crise économique ( il avait connu la péroide les années folles post 1918 ), il ln’y a que 2 types de voitures : le bas et le haut de game.
    Conclusion :si Dasault aviation peut en vendre et faire travailler des ingés ,, des techniciens et des compagnons ça sera d »jà pas mal.

    • Je n’ai nullement oublié cet avion canadien Marcel, je te rassure. Mais les Global 5500/6500 sont bien plus sur le segment des Dassault Aviation Falcon 7X/Falcon 8X et Gulfstream G500 que sur celui des Falcon 6X et G600. Il faut comparer le comparable. Tu ne penses pas ?

        • Le Global 5500/6500 sur le même segment que le Falcon 6X ? Faut dire ça à Dassault Aviation, ils vont se marrer. Tu ne peux pas être sur le segment d’un Falcon 7X et d’un Falcon 6X en même temps. Ou alors il est hyper adaptable et du coup ses échecs commerciaux sont encore plus difficiles à comprendre…

  2. Je ne parle pas des avions français que je connais peu et qui sont pratiquement absents du marché nord-américain. Il s’agit plutôt de la compétition entre Bombardier et Gulfstream qui ont des modèles comparables. Tant mieux si Dassault réussit à tirer son épingle du jeu.

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