L’hélicoptère militaire s’est abimé en mer durant un exercice. Ce mercredi 16 décembre 2020 peu avant midi un AgustaWestland AW.101 Merlin appartenant à la marine algérienne a chuté au large de la ville portuaire de Bouharoun. D’ores et déjà un membre d’équipage a été déclaré décédé tandis que les deux autres sont activement recherchés. L’Algérie est le seul pays africain à faire voler une version navale de l’hélicoptère européen.

L’AgustaWestland AW.101 Merlin incriminé dans l’accident portait le serial militaire MS25 dans la nomenclature algérienne. Selon les premiers éléments données l’hélicoptère réalisait un entraînement au sauvetage en mer et se trouvait à environ trois kilomètres au large du petit port de pèche de Bouharoun, dans la région de Tipaza. Les témoins de l’accident indiquent que le triturbine a chuté d’un seul coup d’une hauteur d’environ 150 mètres à 11 heures 25, heure locale. L’hélicoptère a violemment heurté la surface de l’eau. Quatre militaires, tous membres de la marine algérienne se trouvaient à bord.
Très rapidement les secours ont été déclenchés.

Malgré la bien connue culture algérienne officielle de l’art de la désinformation quelques faits ont été remontés vers les médias locaux et internationaux. On sait par exemple que la dépouille déjà retrouvée appartient au lieutenant Nouredine Bouzayda. Il semble que l’homme était le copilote de l’hélicoptère. Les deux autres membres d’équipage étaient toujours, trois heures et demi après l’accident portés disparus. Selon les médias locaux à l’endroit du crash la Méditerranée n’a pas plus de dix ou douze mètres de profondeur. Il y a donc des chances que l’épave de l’AW.101 Merlin soit rapidement inspectée par des plongeurs de la marine algérienne.

En service depuis moins de dix ans les AgustaWestland AW.101 Merlin sont les plus perfectionnés des hélicoptères de l’aéronavale algérienne. Pour autant ce n’est pas la première fois qu’un tel appareil est accidenté avec au final la mort de tout ou partie de l’équipage. En mai 2017 déjà un autre exemplaire s’était écrasé après avoir heurté une ligne à haute tension. Les trois militaires à bord avaient trouvé la mort.

Plus les heures avancent et plus les chances de retrouver l’un des deux voire les deux militaires vivants s’amenuisent. D’autant que si près du rivage s’ils avaient pu actionner leur radeau de survie les militaires algériens auraient déjà été récupérés.

Photo © Keypublishing.

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