Huit ans après les galères connues sur le MQ-8B Fire Scout voilà que c’est sa version améliorée qui est dans la tourmente. Suite à deux accidents majeurs l’US Navy a décidé ce mardi 1er décembre 2020 de clouer au sol l’ensemble de ses MQ-8C Fire Scout II. Ces hélicoptères sans pilote sont habituellement déployés à bord des fameux Littoral Combat Ships, ces navires disposant de signatures acoustiques et radars réduites. C’est un nouveau coup dur pour Northrop-Grumman alors que l’industriel négocie toujours un contrat d’exportation avec le Japon.

Si le Pentagone a bel et bien communiqué sur l’interdiction de vol décidée en ce tout début de mois il est cependant resté vague quant au pourquoi de la chose. On ignore actuellement si c’est la conception des drones qui est en cause ou bien leur utilisation par l’aéronavale américaine. Par contre on sait qu’en l’espace d’une semaine deux drones de reconnaissance MQ-8C Fire Scout II ont connu chacun un accident.
Tous deux ont été classés en Type A par l’US Navy, ce qui signifie que leurs réparations nécessitent un engagement supérieur à 10% du prix d’achat unitaire de l’aéronef. On parle ici d’un coût moyen de travaux de l’ordre de 2.5 millions d’euros par machine alors que chaque MQ-8C représente une valeur de 19 millions de dollars US, selon la grille tarifaire du Pentagone pour l’année fiscale 2020. Pour rappel le MQ-8C Fire Scout II est dérivé de l’hélicoptère civil Bell 407.

Les deux accidents ont eu lieu sur la base navale de Ventura County dans le sud de la Californie. Le MQ-8C Fire Scout II a visiblement connu des problèmes à l’atterrissage et il en a résulté un crash n’ayant engagé que des dégâts sur la machine elle-même. Le second s’est déroulé pendant un essai d’arrimage du drone avec pales tournantes. Elles ont percuté le sol et se sont disloquées. Ce qui a entraîné l’arrachage de la tête de rotor.
Par chance aucun personnel n’a été blessé.

L’interdiction de vol concerne donc la quarantaine de Northrop-Grumman MQ-8C Fire Scout II actuellement en dotation dans les rangs de l’US Navy. Elle touche aussi bien les hélicoptères sans pilote basés à terre que ceux actuellement déployés en mer à bords de bâtiments de guerre. Incontestablement c’est un coup dur pour la marine américaine qui perd ici temporairement une capacité de reconnaissance et de guidage des opérations hors du commun.

Photo © US Navy.

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