On l’oublie parfois un peu trop vite mais la guerre aérienne contre l’organisation État Islamique se poursuite. Déployé actuellement sur les eaux de la Mer d’Arabie le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower participe aux opérations contre les troupes djihadistes présentes en Irak et en Syrie. Ses avions embarqués frappent quasi quotidiennement les positions ennemies. Leur mission principale est actuellement l’appui aérien rapproché au profit des forces terrestres alliées.

Pourquoi la Mer d’Arabie plutôt que la Méditerranée orientale ?
Tout simplement par l’US Department of Defense veut absolument éviter les côtes syriennes jugées trop peu fiables. Un nombre croissant de groupes djihadistes y ont des implantations et peuvent donc mettre en péril l’intégrité des navires de l’US Navy. Le porte-avions n’y fait pas exception.
L’autre raison est la présence habituelle de chasseurs de l’aviation russe. Le Pentagone souhaite éviter les confrontations avec cet adversaire. Car même si les deux pays sont engagés dans une guerre très similaire États-Unis et Russie ne sont absolument pas alliés.

À l’abri sur les eaux de la Mer d’Arabie les Boeing F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler peuvent enchaîner les catapultages et les appontages en toute sécurité. Il en est de même des Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye. Dans le même temps la position du porte-avions raccourcit les vols de liaisons des deux Grumman C-2A(R) Greyhound vers les installations alliées à Bahreïn. La zone n’a donc que des avantages, si on excepte le fait que les distances sont doublées voire triplées par rapport à des opérations depuis l’est de la Méditerranée.

Les raids aériens permettent ainsi d’appuyer les troupes irakiennes, les forces spéciales alliées, ou encore les milices démocratiques syriennes soutenues par le Pentagone. Les munitions les plus fréquemment employées sont des bombes à guidage laser et/ou GPS ainsi que des missiles AGM-65K Maverick. Ces derniers ont notamment la capacité de détruire les installations djihadistes à moindre coût, sans avoir à engager des missiles de croisière bien plus onéreux. C’est une approche de la guerre plus low cost.

Photos © US Navy.

 

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2 COMMENTAIRES

    • Bonjour !
      L’article se termine ainsi : »C’est une approche de la guerre plus low cost. »
      Traduire par moins cher que cher !
      Bref c’est un peu moins cher hi hi hi

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