Ça y est, cette fois c’est fait ! Ce lundi 2 mars 2020 Saab a annoncé la candidature de son chasseur JAS 39 E/F Gripen dans la compétition ouverte pour la succession aux McDonnell-Douglas CF-188 Hornet de l’Aviation Royale Canadienne. Et afin de maximiser ses chances l’avionneur suédois s’est assuré le concours quatre entreprises canadiennes du secteurs sous le nom de : «Gripen for Canada Team». Pour mémoire le Dassault Aviation Rafale français ne participe déjà plus à ce challenge.

Bien entendu cette candidature suédoise n’est une surprise pour personne puisque le Saab JAS 39 Gripen semblait déjà donné participant depuis des mois. Mais jusque là jamais le constructeur n’avait officialisé sa présence auprès de ses deux concurrents américains : le Boeing F/A-18E/F Super Hornet et le Lockheed-Martin F-35A Lightning II.
Le Gripen sera donc le seul avion en provenance du vieux continent, Airbus DS ayant également décidé de jeter l’éponge l’été dernier. Et pas sûr du tout qu’il parte favori.
Initialement prévue pour ce lundi 30 mars, la date butoir est reportée au mardi 30 juin 2020 afin de présenter sa candidature dans ce programme de remplacement. Le vainqueur sera connu entre fin 2021 et début 2022.

Pour autant Saab a su s’entourer. Quatre entreprises canadiennes lui donnent la main. La société IMP Aerospace & Defence basée en Nouvelle-Écosse assurera l’assemblage local des avions, à partir de kits fournis depuis la Suède mais également quelques travaux de soutiens sur l’avionique. Peraton Canada entretiendra les avions durant toute leur carrière opérationnelle. Le spécialiste CAE Inc. (à ne pas confondre avec l’entreprise luxembourgeoise CAE Aviation bien connue des militaires français) développera les simulateurs de vols. Et enfin General Electric Canada fournira la motorisation. Et tout le reste sera à la charge de Saab.
Enfin à condition bien sûr que le Gripen E/F l’emporte sur les Lightning II et Super Hornet américains. Après tout rien n’est impossible !

Pour mémoire ce sont quatre-vingt-huit chasseurs-bombardiers McDonnell-Douglas CF-188 Hornet que l’Aviation Royale Canadienne doit remplacer. Clairement beaucoup voient dans le seul représentant européen un avion sous-dimensionné pour les besoins canadiens. On peut se demander si cette candidature est raisonnable quand on sait qu’Airbus DS et Dassault Aviation y ont déjà renoncé. Affaire donc à suivre.

Photo © Saab

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7 COMMENTAIRES

  1. Deux questions s’il vous plait :
    – 1) Etait ce vraiment raisonnable pour Dassault de laisser tomber aussi rapidement le programme canadien ?
    – 2) Pourquoi dites vous Airbus DS et pas Eurofighter pour le Typhoon, je m’y perds un peu.

  2. Je pense honnêtement pas qu’un monomoteur n’a aucune chance d’être choisi pour l’un des plus grand pays du monde. Ca sert sûrement plus à continuer de faire parler de Saab sur la scène internationale.

  3. @ Antoine, La Suède et le Canada sont deux pays nordiques où se pratique le hockey sur glace. Donc aucunne inquiétude pour opérer le Gripen en sol canadien. Et comme contribuable de ce grand pays mon choix est le Gripen qui effectuera les mission à meilleur prix. Mais je suis très très irrité {restons poli} par le niaisage(tergiversation) manivesté par le gouvernement qui est élu à Ottawa peu importe qu’il soit libéral ou conservateur.

  4. Le F-35 est est également un monomoteur comme candidat suédois. Si Depuis la mise en service du CF-100 Canuk en 1953, le Canada a toujours choisit un biréacteur pour assurer la défense de notre vaste ciel. La localisation des bases aériennes de l’Aviation royale canadienne n’est pas la plus efficace quant à moi. Le rayon d’action du Gripen est supérieur au F-35. Arnaud me corrigera si je fais erreur. Dans l’hypothèse où l’ARC devrait intervenir dans le monde pour des missions d’attaque au sol, l’aura du Lightning II fait rêver bien des aviateurs de l’ARC.

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