L’achèvement de la participation des marins à l’opération de guerre contre Daech n’est pas pour autant synonyme de retour vers Toulon. Ce lundi 31 mai 2021 marque la fin des 50 jours de présence du porte-avions Charles de Gaulle en zone irako-syrienne. Durant cette période les Dassault Aviation Rafale M et les Grumman E-2C Hawkeye de la Marine Nationale ont enchaîné les catapultages et appontages afin de déstabiliser l’organisation djihadiste. Et en fin de mission un petit nouveau, battant pavillon de l’US Navy, est venu s’ajouter à la flottille du bâtiment français.

Soyons très honnêtes la participation du porte-avions français à cette action de guerre contre Daech n’a pas été particulièrement médiatisée. Les services de communication de la Marine Nationale ont joué la carte du service minimum, un peu comme si nous étions revenus à l’époque de la Grande Muette si chère aux plus anciens d’entre nous. Tout au plus a t-on appris que l’aéronavale a réalisé plusieurs raids aériens, principalement au-dessus de l’Irak au profit des forces terrestres locales.
Au total les Dassault Aviation Rafale M ont réalisé cent quatre missions opérationnelles, à chaque fois en close air support, c’est à dire en attaque au sol et appui aérien rapproché.

Visiblement le taux de réussite des frappes aériennes, réalisées principalement par des munitions guidées A2SM et GBU-12, avoisine les 95%. Ainsi le Rafale français demeure l’avion de combat le plus précis de la coalition internationale, loin devant ses homologues américains et britanniques. On ignore si un ou plusieurs raids ont été menés par des Rafale tirant des missiles de croisière.

En parallèle des cent quatre missions Rafale M le porte-avions Charles de Gaulle a lancé trente huit missions opérationnelles sur Grumman E-2C Hawkeye, aussi bien pour le compte des chasseurs embarqués français que pour les autres aéronefs de la coalition internationale. Les AWACS embarqués peuvent en effet opérer pour l’ensemble des missions du spectre d’un avion plus imposant. La seule différence majeure sur un théâtre d’opérations comme la zone irako-syrienne réside dans l’autonomie de ces machines.
Les contrôleurs de la Marine Nationale peuvent ainsi opérer au profit de pilotes américains ou britannique sans aucun problème.

Le mardi 25 mai 2021 la flottille qui accompagne le porte-avions Charles de Gaulle, et qui se compose des frégates Chevalier Paul et Provence et du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var s’est vu adjointe un destroyer américain. L’USS Thomas Hudner, un des plus récents de la classe Arleigh Burke, protège désormais le bâtiment français.
Une occasion de plus de souligner l’interopérabilité entre Marine Nationale et US Navy.

Photos © Marine Nationale.

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