Voilà un de nos késako sur un terme typique du langage aéronautique et que pourtant la majorité des gens connaissent. Ou croit connaître. AWACS est pour beaucoup un mot communément employé pour désigner les avions-radars. C’est vrai et faux à la fois.

En effet AWACS est bien le terme générique qui désigne les avions dont le rôle est le contrôle et la détection radar aéroportée. Pour faire simple ces avions embarquent un radar destiné à assurer la couverture de l’espace aérien d’un territoire donné, souvent pour y assurer la maîtrise du ciel ou bien la défense aérienne.
Sauf que AWACS n’est pas un mot (même pas en anglais) mais une initiale ! C’est celle d’Airborne Warning And Control System.

Si les premiers AWACS emportaient seulement un radar classique avec un antenne orienté dans un seul sens et placé au-dessus ou en dessous du fuselage, à l’image par exemple de l’Avro Shackleton AEW Mk-2 britannique, les avions actuels sont assez différents.
Il convient de nos jours de différencier les avions disposant d’un rotodôme, une sorte de grosse soucoupe rotative installée sur le dessus du fuselage des avions dotés d’un système à ouverture latérale dont le radar ressemble d’avantage à une baignoire ou une barre de grande taille elle aussi placée sur l’extrados de fuselage. Dans les deux cas ces carénages renferment les antennes des radars.

L’Embraer R-99 brésilien est un des parfaits exemples d’AWACS à radar à ouverture synthétique latérale.
Le Grumman E-2 Hawkeye américain est un des plus célèbres AWACS doté d’un rotodôme.

Il faut en outre savoir qu’il existe, de manière très marginale, des hélicoptères AWACS à l’image de feu le système français HORISON. Ils sont utilisés en petit nombre et par quelques pays seulement.

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