Ce drame soulève de nouvelles interrogations sur la sécurité aérienne dans les vols intérieurs en Russie. Ce mardi 6 juillet 2021 un avion de transport régional Antonov An-26 Curl datant de l’ère soviétique s’est écrasé dans l’est russe. Selon les premières informations il n’y aurait aucun survivant parmi les 28 passagers et membres d’équipage. Le site exact du crash n’a pas été encore trouvé, des débris ayant eux été localisés depuis les airs.

C’est à la mi-journée, en horaire local, que l’Antonov An-26 Curl civil immatriculé RA-26085 a été perdu au radar. Le bimoteur à turbopropulseurs réalisait une liaison commerciale régulière entre l’aéroport international de Petropavlovsk et l’aéroport régional de Palana dans la presqu’île du Kamchatka. Il accueillait à son bord 22 passagers et six membres d’équipage.
Immédiatement après la perte de contact avec l’avion deux hélicoptères militaires Mil Mi-8 Hip ont décollé pour tenter de localiser d’éventuels survivants ou bien l’avion lui-même.

Dans un premier temps les autorités locales russes ont annoncé que l’avion s’était abîmé en mer avant de se rétracter. Des débris trouvés sur la terre ferme et faisant visiblement parties de l’Antonov An-26 Curl en question faisant mentir cette théorie elles se sont ensuite rétractées. Il semble désormais acquis que l’appareil se soit disloqué en heurtant le sol. Les chances de retrouver des survivants semblent désormais nulles, la Russie ayant officiellement reconnu que tous à bord étaient décédés.

Cet avion était un reliquat de l’ère soviétique. Construit en 1982 sous le standard d’An-26B-100 il appartenait à la compagnie Kamchatka Aviation Enterprise spécialisée dans les vols au profit des installations minières de la région. Ce transporteur est déjà connu pour un accident similaire survenu le 12 septembre 2012 dans la même région. Un Antonov An-28 Cash s’était écrasé à l’atterrissage causant la mort de dix de ses quatorze occupants.

RA-26085, l’Antonov An-26 Curl détruit dans l’accident.

Officiellement la Russie a pris conscience de ses carences en matières de sécurité aérienne. Et c’est vrai ! Cependant comme souvent dans ce pays il faut savoir lire entre les lignes. Car si l’aviation civile russe a su être tatillonne sur les avions destinés aux vols internationaux elle est totalement laxiste dès lors qu’il s’agit de vols intérieurs. Et c’est encore plus prégnant dès lors qu’on s’éloigne un peu de Moscou. Sur cette question du risque d’accident on pourrait presque en regretter l’immense Aeroflot de l’ère soviétique. Les accidents étaient alors moins réguliers.

Photos © Nikita Zhuravlev

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