La Royal Air Force veut un avion-école écologique !

L’écologie s’inscrit de plus en plus comme le maître-mot des grandes forces aériennes de la planète, la Royal Air Force n’y faisant pas exception. Ce mercredi 7 juillet 2021 le ministère britannique de la défense a fait savoir son intention de remplacer d’ici six ans ses avions d’entraînement élémentaire Grob Tutor T.1. L’idée est de s’orienter vers une machine légère disposant d’une empreinte carbone nulle. Le programme est désigné ZEAS, pour Zero Emissions Air System.

À ce jour ce sont quatre-vingt-dix Grob Tutor T.1 qui volent au sein de la Royal Air Force. En plus des besoins propres de celle-ci en matière d’entraînement élémentaire ces avions forment également les futurs pilotes de la Fleet Air Arm et de l’Army Air Corps autour d’un tronc commun, y compris pour les personnels appelés à voler sur voilures tournantes.
Sauf que ces avions ont une empreinte carbone jugée comme désormais trop élevée par le ministère britannique de la défense. Car partout ailleurs en Europe l’écologie a fait progresser les mentalités en Grande Bretagne.

C’est pourquoi le ministère britannique de la défense a demandé à ce que soit lancé le programme ZEAS visant à ce que la Royal Air Force puisse être doté à l’horizon 2027 d’un avion d’entraînement élémentaire n’émettant aucun gaz à effet de serre et ayant une empreinte carbone ramenée à zéro. Cela signifie qu’en plus de la consommation en carburant de l’avion il faudra que son usinage puis plus tard son entretien mécanique soit totalement décarbonés. C’est un défi à la hauteur des attentes d’une bonne partie de la population britannique.

Conscients que le programme Zero Emissions Air System ne sera pas une mince affaire les experts du ministère britannique de la défense ont décidé de ne se donner que peu de limites à son sujet. Aucun pays n’en sera exclu, à l’exclusion bien sûr des adversaires/ennemis du Royaume-Uni comme la Chine ou la Russie, et chaque avionneur qui le souhaitera pourra présenter son avant-projet. Le contrat d’acquisition des futurs avions devra cependant être signé au plus tard fin 2025 afin de garantir l’entrée en service des premiers exemplaires à la fameuse date de 2027.
C’est visiblement un programme passionnant.

Surtout ZEAS prouve que lorsque l’on veut sortir du dogme, que ce soit dans le camp des écologistes autant que dans celui de l’aéronautique, on peut faire progresser les choses en vue d’avoir une aviation plus verte.
Affaire à suivre.

Photo © Keypublishing

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ARTICLE ÉDITÉ PAR
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

2 réponses

  1. Usinage et entretien totalement décarbonés ? donc, les ouvriers de l’usine fabricante viendraient à vélo ? et pour l’entretien sur base les mécano chargeraient les pièces lourdes sur des chariots électriques ? cela à du sens, une belle logistique à prévoir ,

    1. Ça s’appelle s’adapter au 21e siècle. Mais si c’est concevable pour des Britanniques ça prendra forcément beaucoup plus de temps pour des Français.

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