À la mi-septembre, Bombardier dévoilait à Montréal une nouvelle mouture de son populaire avion d’affaires Challenger 350 d’une capacité de dix passagers. Plus de 1800 exemplaires du Challenger sont actuellement en service dans le monde. Classé dans la catégorie des bizjets super-intermédiaires, le Challenger a connu diverses évolutions depuis ses débuts en 1980. Fabriqué depuis 2014, le Challenger 350 sera remplacé par le Challenger 3500 sur les lignes de montage à compter de 2022. Allongé de 6,25%, le rayon d’action de ce nouveau modèle atteindra 6297km, soit bien au-delà de la distance Montréal – Paris.

Conservant les mêmes réacteurs et configuration extérieure, le Challenger 3500 se démarque par un nouvel aménagement intérieur visant à maximiser le confort des passagers et faciliter le travail des pilotes avec une avionique dernier cri. Une amélioration notable de la pressurisation et de l’insonorisation de l’habitacle ajouteront au confort, tant pour l’équipage que celui des passagers. Ces derniers bénéficieront en outre de la nouvelle gamme de sièges Nuage mis au point par Bombardier pour l’avion d’affaires très haut de gamme Global 7500. Protégé par plusieurs brevets, ce siège innovant s’incline graduellement jusqu’à s’étendre à plat tout en ajustant automatiquement le support pour offrir un maximum de confort, peu importe le niveau d’inclinaison. Grâce à un système de commandes vocales, les passagers pourront ajuster l’éclairage et la température de la cabine ainsi que contrôler les systèmes électroniques de divertissement. Malgré toutes ces améliorations, le prix de catalogue demeure pratiquement inchangé. Une modernisation similaire du Challenger 650, pouvant accueillir douze passagers et mis en service en 2015, devrait logiquement suivre dans les prochaines années.

Le recentrage douloureux de Bombardier vers les avions d’affaires haut de gamme, suite à la vente de ses programmes d’avions commerciaux CSeries à Airbus, Dash8 à De Havilland Canada et CRJ à Mitsubishi, ainsi que l’abandon de la production des petits Learjet peu lucratifs, semble porter fruit car l’avionneur auparavant lourdement endetté a renoué avec les profits. Le secteur des avions d’affaires de dimensions moyenne et supérieure semble promis à un bel avenir. Des analystes du secteur de l’aéronautique prévoient que les ventes de ces avions d’affaires haut de gamme vont rapidement surpasser celles de l’année record de 2019. Paradoxalement, la pandémie du COVID19 qui a frappé de plein fouet l’industrie aéronautique a incité les voyageurs plus fortunés à délaisser les vols commerciaux au profit des déplacements en avions d’affaires qui ont continué à bien se vendre. Or, Bombardier et Gulfsteam se partagent à parts égales 80% du marché des avions d’affaires haut de gamme. Bombardier entrevoit donc l’avenir avec optimisme et envisage une augmentation de sa cadence de production.

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2 COMMENTAIRES

  1. Esthétiquement parlant ce nouveau Challenger 3500 est étonnant. On dirait un croisement entre le fuselage d’un Challenger 350, l’empennage d’un Challenger 800, et la voilure du magnifique Learjet 75. Les Cessna 700 Citation Longitude et Dassault Aviation Falcon 6X vont avoir en face d’eux un très beau concurrent.
    Le grand retour de Bombardier fait vraiment plaisir car sa récente période de crise faisait craindre à plus d’un titre sa disparition.

    • @Arnaud, ce n’est pas du tout la même catégorie que celle du Falcon 6X dont l’allonge est de 10100 km, idem pour la cabine qui peut accueillir 16 passagers

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