Il y a un peu plus d’un mois et demi nous vous présentions les problèmes de ressources humaines que la garde côtière américaine connait pour ses pilotes. Désormais la crise prend une nouvelle ampleur en raison d’équipages préférant prendre une retraite anticipée afin de rejoindre le secteur privé. L’US Coast Guard entend donc proposer de nouvelles conditions de recrutement des nouveaux personnels, sans toutefois avoir la certitude que cela fonctionnera. Cet état de fait fut connu par les composantes de l’US Department of Defense il y a quelques années.

C’est directement l’amiral Karl Schultz, actuel numéro 1 de l’US Coast Guard, qui a révélé ces difficultés grandissantes ce mardi 28 septembre 2021. Il a indiqué être très inquiet que depuis maintenant environ quatre ans les équipages d’aéronefs de son arme connaissent une anticipation accrue des demandes de mise en retraite anticipée. C’est particulièrement prégnant dans le domaine des avions, bien plus que des hélicoptères.

Airbus DS HC-144A/B Ocean Sentry, Alenia HC-27J Spartan II, et Lockheed HC-130H Hercules / HC-130J Super Hercules pourraient ainsi connaître des difficultés de mise en œuvre dès l’année prochaine. En effet la pénurie de pilotes et de copilotes pour ces trois types d’avions devrait alors atteindre entre 8 et 12% du personnel. Le défaut de ressources humaines est encore plus criant au sein des équipes d’entretien mécanique où cette fois on flirte avec les 18%. Et toutes les régions des États-Unis sont concernées.

En temps normal le service actif d’un pilote ou d’un copilote est de dix-sept ans mais il n’est désormais plus rare de voir des personnels demander une retraite anticipée après seulement onze ans de service. C’est la durée minimale requise, qui existe depuis le début des années 1960. À cette époque les demandes pour intégrer l’US Coast Guard étaient pléthoriques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Chez les mécanos la durée moyenne d’une carrière est de vingt ans mais là encore les demandes anticipées sont de plus en plus fréquentes, à partir de douze années au sein de la garde côtière.

Pour y remédier l’amiral Schultz compte une fois encore faire appel à de jeunes pilotes volontaires. Une démarche qui a ses limites : moins de 7% des futurs officiers de l’US Coast Guard cherchent à rejoindre la branche aéronavale. On sent bien que la problème est donc loin d’être résolu.
Affaire à suivre.

Photo © US Coast Guard

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5 COMMENTAIRES

  1. bonjour,
    qu’est ce qui fait qu’il y ai autant de départs pour si peu d’arrivées ?
    Salaires ? Hiérarchie exécrable ? conditions de travail ?
    Se plaindre, c’est bien, mais chercher l’origine du mal ne leur ferait pas de mal peut être .
    cordialement
    Bruno

  2. Bonjour, dans votre article vous mentionnez que la pénurie touche aussi les équipes d’entretien à hauteur de 18%. Sur l’article du 12 aout vous écriviez que l’amirale Linda Lee Fagan reconnaît qu’elle n’a aucun problème de recrutement les mécaniciens sols entre autres.
    Sauriez vous m’éclairez un peu plus? il y a eu un changement de discours au sein de l’US Coast Guard?

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